Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Bush réélu président des États-Unis
5 novembre 2004

Alors que les sondages prédisaient un résultat serré tant en suffrages populaires qu’en nombre de grands électeurs entre les deux principaux candidats en lice, Georges Bush a remporté haut la main l’élection présidentielle américaine.
Jamais, dit-on, un président n’avait obtenu de tels scores. Cette élection aura été suivie avec intérêt sinon passion dans le monde entier. Ses résultats étaient très attendus.
C’est dire combien la politique américaine pèse désormais de plus en plus sur le cours des affaires de la planète au point où nombreux ont été ceux qui, hors des USA, avaient choisi Bush plutôt que Kerry espérant que le second ferait autre chose que le président sortant.
Il faut donc se faire une raison : la politique menée au cours de ces quatre dernières années par George Bush et son équipe a été largement approuvée par l’électorat américain.
Dans le domaine de sa politique extérieure, Washington va continuer et généraliser ses pratiques interventionnistes. Les premiers effets s’en feront sentir rapidement en Irak où la lutte contre la rébellion devra s’intensifier. Les deux autres pays qualifiés de sataniques par l’administration Bush - l’Iran et la Corée du Nord - ont du souci à se faire.
Sur le plan intérieur, il faut s’attendre à une aggravation des inégalités et de la pauvreté. Georges Bush interprétera les résultats de ce 3 novembre comme une approbation populaire de sa politique sociale et économique. Comme son parti sort renforcé de la série de scrutins de mardi (élections à la Chambre et au Congrès) et comme, par ailleurs, il doit procéder à de nouvelles désignations à la Cour Suprême, Bush aura tout le loisir d’accentuer sa bataille contre l’homosexualité ou l’avortement, thèmes forts de sa campagne électorale.
Alors que le monde doit faire face au développement d’un intégrisme musulman, il devra compter désormais avec la progression aux États-Unis d’un intégrisme protestant conduit par le chef de l’État en personne.
Le développement d’interventions extérieures, la foi qui pousse à faire jouer aux États-Unis un rôle de gendarme à l’échelle de la planète sont autant d’éléments qui sont en train de faire perdre à l’Amérique l’image qu’elle avait acquise lors de la seconde guerre mondiale, celle d’un pays venant libérer des territoires occupés par le nazisme.
L’Europe qui, dans les années 30/40 a eu à subir un autre gendarme, reste la seule, malgré des contradictions internes, à se montrer réticente. À partir de ses propres valeurs, elle est la seule qui puisse tenter d’infléchir la politique agressive d’un Bush revigoré par ses résultats de mardi.
J. M.
Nos peines
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