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4 juin, parNos peines
« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires »
8 janvier 2015, par

Dans une interview accordée au journal Les Echos, publiée le 7 janvier, le ministre de l’Economie, a estimé qu’« il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires », en parlant des start-up, ajoutant que « l’économie du Net est une économie de superstars ».
Dans cette entrevue, Emmanuel Macron a de nouveau provoqué l’indignation, en expliquant que l’économie du net est « une économie de superstars », et qu’il « faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Cette phrase a entraîné un valse de critique à gauche, une réaction mitigée au PS et une vive ironie à droite.
« L’appât du gain des milliardaires, etc., ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé », a réagi le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, sur RTL. Ajoutant ne pas savoir « si c’est le conseil qu’il faut donner aux jeunes Français ». Ce dernier a indiqué qu’Emmanuel Macron « est ministre de l’Economie et je suis premier secrétaire du Parti socialiste » et « le désir d’entreprendre dans toute une série de domaines doit être stimulé, c’est ce que le gouvernement veut faire ».
Pour le numéro un du Parti Communiste Français, Pierre Laurent, cette déclaration est “ridicule”, a-t-il dénoncé sur France Info. Ce dernier a expliqué que « des milliardaires, nous en avons », et « c’est bien le problème ». « Nous avons au CAC 40 des gens qui s’engraissent » et « ça produit la crise, la pauvreté, les inégalités », a assuré le sénateur de Paris.
Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a été plus virulent, dénonçant le “mépris” et le “cynisme” d’Emmanuel Macron, ayant eu des « propos misérables ». Alors que le chômage des jeunes est le plus élevé, la déclaration d’Emmanuel Macron met à l’index les jeunes et leur manque de volonté. Pour le PCF, « la politique (gouvernementale, ndlr) enfonce et écrase les jeunes de notre pays dans une précarité toujours plus grande alors que ces années devraient être tout au contraire celles de l’autonomie et de la construction d’un projet de vie ».
De son côté, Jérôme Guedj, frondeur socialiste, s’est indigné : « A gauche, le thermomètre n’a jamais été la question de l’argent ». « Au moment où tant de jeunes galèrent dans l’économie, j’aimerais que quand on parle de la jeunesse on parle aussi globalement de ce qu’elle vit le plus souvent dans son quotidien », a ajouté ce dernier, sur l’Opinion TV.
Pour sa part, Arnaud Leroy, député PS proche d’Arnaud Montebourg, a ironisé sur les réseaux sociaux : « Je vais offrir le dvd du « bonheur est dans le pré » à @EmmanuelMacron. Réussir ne rime pas avec milliard mais avec s’épanouir ».
A droite, le ton est similaire, pour l’ancien Premier ministre UMP François Fillon : « C’est un objectif qui a pu être le sien dans le passé, mais c’est un peu réducteur comme idéal de vie », a-t-il indiqué sur BFMTV-RMC. Pour Patrick Devedjian (UMP) a commenté dans l’émission Questions d’Info (LCP, AFP, Le Monde France Info) : « Ceux qui veulent l’être ont compris qu’il faut aller ailleurs !". L’ironie va plus loin, lorsque le député UDI Yves Jégo a rappelé sur les réseaux sociaux, la déclaration de François Hollande en 2006, assurant « J’aime pas les riches ».
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