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19 septembre, par10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
À la Commission permanente du Conseil régional
5 octobre 2005

Dans le cadre des actions de formation et de codéveloppement avec les deux principaux pays partenaires que sont l’Inde et la Chine, un programme d’actions de formation qualifiante CAP cuisine chinoise et indienne a été mis en place. Cette action est une nouveauté par certains aspects dans le programme du CENTHOR. L’objectif est double : former des personnes à ces types de cuisine afin de perpétuer la cuisine traditionnelle, et préparer de futurs chefs capables de travailler aussi bien en restaurant traditionnel qu’en restauration de collectivité.
Une première expérience en 2004
La spécialisation “cuisine chinoise” a débuté en 2004 avec le séjour à Tianjin de jeunes du CENTHOR, et les résultats ont été très satisfaisants. En effet, sur 12 stagiaires, 8 sont en emploi (salarié ou gérant de restaurant), un autre est en formation.
À leur retour de formation, les jeunes avaient raconté leur expérience, évoquant ce qu’elle leur avait apporté, tant sur le plan professionnel que personnel : connaître une cuisine “authentiquement” chinoise, approcher d’autres méthodes de travail en groupe et individuel, acquérir des gestes, des méthodes quelque peu différents de ceux pratiqués à La Réunion, s’imprégner d’une culture, nouer des relations avec d’autres jeunes. À noter qu’avant leur départ, ils avaient suivi une formation intensive de chinois, afin d’être capable de se débrouiller dans les situations de la vie quotidienne.
Le programme 2005
Cette première expérience ayant été une réussite, et dans le cadre des axes fixés par le schéma de développement touristique à La Réunion, il est apparu indispensable non seulement de reconduire l’opération avec la Chine, mais diversifier les destinations d’apprentissage. C’est ainsi que la cuisine indienne est aussi mise à l’honneur.
La proposition du CENTHOR fait état d’une formation d’une durée de 805 heures en centre et de 429 heures en entreprise. Action qualifiante de niveau V, elle sera sanctionnée par un CAP agent polyvalent de restauration, spécialisation chinoise et indienne.
Ce CAP est un niveau de qualification fort apprécié des restaurateurs réunionnais. C’est, avec le BEP, le premier échelon de la profession, puisque les diplômes suivants appartiennent au registre de l’encadrement.
Dans le cadre du projet 2005, ce sont donc 18 stagiaires qui sont pressentis. Ils seront répartis en 2 groupes de 9, et se spécialiseront pendant 2 mois tant en Chine (école de Gobuli à Tianjin) qu’en Inde dans un hôtel Méridien.
Le coût total de l’opération est estimé à 405.000 euros (y compris la rémunération des stagiaires), l’effort net de la Région s’élève à 119.297 euros, l’action est susceptible d’être éligible au FSE pour 195.108 euros.
Cet investissement vise à offrir à des jeunes Réunionnais actuellement exclus du monde du travail, une formation pré-qualifiante et spécialisée, ainsi qu’une expérience en mobilité, leur permettant d’optimiser leurs chances d’insertion professionnelle dans ce secteur créateur d’emplois.
10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
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