APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
« La Réunion peut s’entendre sur l’essentiel »
12 décembre 2024, par

« L’intérêt de notre population est notre seule boussole », indique Maurice Gironcel, président de la CINOR et maire de Sainte-Suzanne. Pour cela, le dirigeant communiste appelle à un large rassemblement comme le CRADS en 1945. L’objectif est d’arriver à un « projet global et consensuel », « à contractualiser avec l’État pour sortir la Réunion de l’impasse ». Maurice Gironcel salue la présence d’Émeline K’Bidy, députée de La Réunion, à la réunion du 10 décembre à l’Élysée : « par sa présence elle a porté la voix de La Réunion et fait entendre nos aspirations légitimes. C’est une avancée pour le territoire ».
À la Réunion, les indicateurs sociaux et économiques restent dans le rouge. À titre d’exemples : Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs privés emplois demeurent à un niveau très élevé ; baisse de création d’entreprises et augmentation des défaillances ; effondrement de la construction pour les logements neufs et recul de l’investissement.
À ceux-ci se rajoute l’inflation, quasiment deux fois supérieures à celui de l’hexagone, qui pénalise la population en général et les plus fragiles en particulier. Personne ne peut se satisfaire de cette situation qui perdure dans le temps. Les perspectives pour 2025 ne sont guère plus réjouissantes. Il existe même un potentiel risque de récession.
Dans ce contexte difficile, qui n’est pas le fruit du hasard, La Réunion peut s’entendre sur l’essentiel dans un large rassemblement comme celui qui s’est opéré avec le Comité Républicain Action Démocratique et Social en 1945. La Conférence Territoriale élargie à toutes les forces vives du pays offrirait le cadre adéquat pour élaborer un projet global et consensuel.
Au bénéfice de tous, ce projet réunionnais, serait à contractualiser avec l’État pour sortir La Réunion de l’impasse. La nomination du futur 1er ministre et de son Gouvernement nous offre une opportunité à saisir pour répondre aux urgences et préparer l’avenir.
Aussi, au moment où se décident les politiques publiques qui seront mis en œuvre pour 2025, je relève que lors de la rencontre entre les forces politiques et le président de la République qui s’est tenue hier, mardi 10 décembre 2024, à l’Élysée, la délégation du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (PCF et députés ultra-marin) comptait parmi ces rangs madame Émeline K’Bidi, députée de La Réunion.
Par sa présence elle a porté la voix de La Réunion et fait entendre nos aspirations légitimes. C’est une avancée pour le territoire. Je souhaite qu’à l’issue du processus en cours La Réunion parle d’une même voix. L’intérêt de notre population est notre seule boussole.
Sainte-Suzanne, le 11 décembre 2024
Maurice Gironcel
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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