Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Manœuvres aériennes SAWABI 3 de l’armée française
16 décembre 2025, par

La France utilise La Réunion comme base militaire gratuite au cœur de l’océan Indien pour des démonstrations de force inutiles et coûteuses. Les manœuvres aériennes SAWABI 3, avec avions de combat et ravitailleur de bombardiers porteurs de la bombe nucléaire, n’ont aucun lien avec les réalités d’une région pacifique. Elles illustrent un gaspillage d’argent public et une logique de course aux armements, pendant que les urgences sociales réunionnaises restent ignorées.
Une fois de plus, La Réunion sert de décor à une démonstration de force de l’État français. Les lundi 15 et mardi 16 décembre, des avions de guerre – Mirage 2000-5, Mirage 2000-D, MRTT Phénix et CASA – vont sillonner le ciel réunionnais dans le cadre de l’exercice SAWABI 3, projetés depuis la base française de Djibouti. Officiellement, il s’agit de « consolider la posture de la France » dans l’océan Indien. En réalité, c’est un nouvel épisode de gaspillage d’argent public et de mépris pour les aspirations des peuples de la région.
La France bénéficie à La Réunion d’un avantage stratégique colossal : une base militaire permanente, gratuite, située au cœur d’une zone géographique majeure. Aucun autre pays n’offre à Paris une telle plateforme sans contrepartie. Cet héritage colonial permet aujourd’hui encore de projeter des forces armées à des milliers de kilomètres, sans que la population locale n’ait son mot à dire.
Mais contre qui ces manœuvres sont-elles dirigées ? L’océan Indien n’est pas une zone de guerre. Les peuples qui y vivent aspirent à la coopération, au développement et à la paix. Faire voler des avions de combat, dont certains participent directement à la dissuasion nucléaire française, au-dessus de La Réunion relève d’une logique de domination et d’intimidation totalement déconnectée des réalités locales.
Pendant que l’on dépense des millions en carburant, en heures de vol et en logistique militaire, les urgences sociales s’accumulent : chômage massif, vie chère, crise du logement, hôpital exsangue, crise climatique. Voilà les véritables menaces qui pèsent sur La Réunion.
Le plus inquiétant reste l’adhésion d’une partie de la population à ces mises en scène guerrières. Applaudir des « mirages » dans le ciel, c’est accepter l’aliénation. La Réunion n’a pas vocation à être une vitrine militaire de la France. Elle doit devenir un espace de paix, de solidarité régionale et de coopération entre les peuples de l’océan Indien.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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