Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Lettre ouverte du Conseil général à propos du dossier ARAST
3 février 2010

Nous reproduisons ci-après une lettre ouverte du Conseil général qui rappelle les responsabilités de chacun dans la liquidation de l’ARAST et ses conséquences.
« La stratégie politicienne consistant à attaquer le Conseil général et plus précisément sa Présidente, à en faire la cible des responsabilités et des mécontentements de personnes — à juste titre excédées et désespérées — n’a que trop duré !
Cette manipulation de personnes fragilisées et cette volonté de discrédit doit cesser.
Le Conseil général ne peut plus continuer à accepter l’occupation de ses locaux, les insultes et menaces quotidiennes à l’encontre des élus et du personnel, les tentatives de coups de force et de séquestration.
Notre Collectivité refuse cette recherche de “contacts physiques” avec les agents de sécurité ou les forces de l’ordre. Afin de jeter en pâture à l’opinion publique des personnes victimes de malaises ou de blessures.
Le Conseil général tient à rappeler qu’en aucun cas, il n’est responsable de la liquidation judiciaire de cette association dont l’ampleur des déficits était faramineux. Le Conseil général n’a eu de cesse d’alerter les autorités compétentes (Chambre Régionale des Comptes dès 2007, Préfecture…) ainsi que les dirigeants de cette association (multiples courriers officiels d’avertissements, d’interpellation sur les dérives financières constatées…).
En aucun cas, le Conseil général n’avait intérêt, ni envie de ce désastre. Il n’y avait pas de volonté de tuer l’ARAST.
En aucun cas, le Conseil général n’a l’obligation de reprendre du personnel licencié suite à la liquidation d’une entité privée : la volonté de ne pas laisser les personnes âgées sans aide en pleine période de grande chaleur, en période de vacances et de fin d’année nous a amenés à voter un rapport permettant la possibilité d’embaucher provisoirement, pour une durée maximale de 6 mois des aides à domicile, en attendant que d’autres opérateurs reprennent le relais.
Ce geste de prévention sociale et d’anticipation d’une situation d’urgence n’est en aucun cas une reprise d’activité d’une mission non obligatoire toujours réalisée par des opérateurs externes.
Malgré l’évidence de cette position, rien n’empêche l’AGS de se conformer à ses obligations légales et à se retourner ensuite contre le Conseil général qui a obtenu un rappel écrit du Préfet que ce dernier mandaterait d’office les sommes que le Conseil général serait amené à payer par décision de justice.
De quoi a donc peur l’AGS ? Si l’AGS a vraiment les moyens financiers, pourquoi ce sont les travailleurs qui ont cotisé pendant des années qui doivent trinquer ?
L’espoir de retrouver un travail pour beaucoup d’ex-salariés est réel. La partie accusatrice qui curieusement a pris beaucoup de temps pour saisir les Prud’hommes (tout comme elle interdit aux aides à domicile d’aller rechercher du travail) sait pertinemment que, même si le Conseil général le voulait, il n’a pas le droit de prendre de l’argent public pour indemniser les licenciés puisqu’il n’a pas de créances vis-à-vis de ces personnes. Alors pourquoi cette partie accusatrice canalise la colère des ex-salariés sur le Conseil général et sur sa Présidente, qui devient une cible permanente ?
Nous regrettons le silence et la démagogie d’élus qui ont participé à tous les processus de décision concernant l’ARAST entre 2004 et 2008. Nous les invitons à user de leur influence et à actionner leurs représentants plutôt que de mettre de l’huile sur le feu à des fins électoralistes. »
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