Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
11 août, parLe 9 juin 2024, Macron perd les élections européennes (il s’était personnellement impliqué dans la campagne). Sans attendre les résultats (…)
Dossier spécial
15 novembre 2008

Le Parti Communiste Réunionnais réitère sa demande d’une nouvelle baisse des prix des carburants et du gaz au 1er décembre prochain.
Cette baisse devra être réalisée en prenant sur les bénéfices des compagnies pétrolières et non pas sur les recettes des collectivités (Région, Département et Communes...) qui en ont besoin pour investir dans le développement de notre île.
À La Réunion, la plus grande partie de la population ressent une vive inquiétude au sujet du coût de la vie et du pouvoir d’achat, en plus des problèmes souvent dramatiques du chômage, de l’exclusion et de la précarité, du manque de logements etc.
Le prix des carburants et du gaz fait partie de ces sujets d’inquiétude car il pèse de plus en plus sur les budgets des familles.
Depuis des années, le Parti Communiste Réunionnais a attiré l’attention de l’opinion et des décideurs sur les effets à craindre de la hausse du prix du pétrole, raison des sur-profits réalisés par les compagnies pétrolières et leurs spéculateurs. Le PCR a demandé l’application de la loi votée en 2000 créant l’Observatoire des Prix et des Revenus, afin que cette institution fasse notamment la transparence totale sur la formation des prix des produits pétroliers.
Depuis la création de cet observatoire en 2008 (enfin !), l’État refuse de répondre positivement à cette revendication ; et voilà qu’en plein conflit autour du prix des carburants, le secrétaire d’État à l’Outre-mer annonce qu’un travail va être accompli prochainement en ce sens par l’État. Mais lorsque des professionnels du transport routier décident la semaine dernière de barrer les routes pour obtenir une baisse du prix du gazole, le représentant de l’État à La Réunion leur dit de s’adresser... à la Région !
Or la Région, comme les autres collectivités réunionnaises et contrairement aux pétroliers, n’a tiré aucun profit des taxes sur les carburants qu’elle perçoit, selon la loi, pour financer des travaux routiers. Pourquoi donc ce comportement du préfet ?
Devant la montée de la colère des Réunionnais face aux abus des pétroliers, les transporteurs ont fini par demander une baisse de 20 centimes par litre d’essence non seulement pour eux mais aussi pour tous les consommateurs. Mais le préfet a trouvé en Joël Mongin, connu pour ses opinions politiques, un allié, qu’il a su rallier à sa cause. L’un et l’autre ont donc désigné la Région - parfois avec des mensonges, des insultes et des menaces contre son vice-président, Pierre Vergès - pour lui demander de baisser ses taxes sur les carburants, en plus des 5 centimes par litre que le représentant de l’État avait décidé d’appliquer aux pétroliers.
Or le préfet savait que la Région en accord avec l’Association des maires était prête à restituer le bonus de l’octroi de mer perçu en 2008 sur la base de l’augmentation des prix des carburants, soit 2,5 millions d’euros. Il a fini par imposer aux pétroliers une nouvelle baisse de 5 centimes par litre pour tous les consommateurs et demandé à M. Mongin de signer cet accord et de lever les barrages.
L’impossible était donc devenu possible : 10 centimes d’euro de moins par litre de carburant pour tout le monde, ce qui représente 41 millions d’euros tirés sur les profits des pétroliers et qui ne sortiront pas de la poche des Réunionnais. Signalons au passage que Joël Mongin n’a pas redistribué à tout le monde les 2,5 millions d’euros de la Région et des communes mais les a gardés pour sa seule corporation.
Ceci dit, le problème du prix des produits pétroliers n’est pas réglé pour autant. D’abord, le prix du gaz n’a toujours pas été diminué.
Ensuite, les prix des carburants peuvent encore baisser jusqu’à au moins 20%, comme c’est déjà le cas dans les pays voisins (à Maurice, à Mayotte et aux Comores) et en France (sans contribution des collectivités).
Le 1er décembre prochain, lors de la nouvelle fixation des prix des carburants et du gaz par le préfet, que va-t-il se passer ?
Le préfet va-t-il trancher en faveur de la population réunionnaise et confirmer son annonce, faite avant la grève des transporteurs, d’une baisse des prix à cette date, ou va-t-il essayer de protéger les bénéfices des compagnies pétrolières ?
Une baisse des prix des carburants au 1er décembre est d’autant plus attendue que le prix du pétrole continue à baisser.
De plus, devant la persistance de la crise économique et financière, tous les Réunionnais attendent un geste significatif en faveur de leur pouvoir d’achat.
Le Parti Communiste Réunionnais réitère donc sa demande d’une nouvelle baisse des prix des carburants et du gaz au 1er décembre prochain.
Cette baisse devra être réalisée en prenant sur les bénéfices des compagnies pétrolières et non pas sur les recettes des collectivités (Région, Département et Communes...) qui en ont besoin pour investir dans le développement de notre île.
Le 9 juin 2024, Macron perd les élections européennes (il s’était personnellement impliqué dans la campagne). Sans attendre les résultats (…)
Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
In kozman pou la rout
Fréquence plus élevée et temps de parcours réduit entre Saint-Paul et Saint-Benoît via Saint-Denis
Lettre ouverte au président de la République
Importantes conséquences économiques, sociales et environnementales
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Accélération de la crise du système néocolonial
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens