La honte pour les élus réunionnais
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La situation sociale s’impose dans le débat
21 avril 2010

En séance plénière hier matin, les membres du Conseil économique et social régional ont fait part de l’inquiétude de tous les acteurs économiques et sociaux de notre île. Représentants des travailleurs et du patronat constatent en effet une accentuation de la crise.
À la veille de la séance plénière de la Région, les membres du CESR devaient se prononcer sur la modification inscrite dans le budget, visant à changer l’affectation des sommes épargnées par la précédente équipe pour construire dès cette année la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise.
Qu’ils soient représentant des travailleurs ou du patronat, les membres du CESR font part de leur inquiétude devant l’aggravation de la situation.
Max Banon a fait part des craintes d’un possible effet domino à partir des graves difficultés dans le BTP.
Les prévisions sont en effet alarmantes, et force est de constater que la tendance est de se diriger vers beaucoup de casse.
Les représentants des travailleurs demandent que l’Intersyndicale soit reçue par le nouveau président de la Région. Et la CGTR plus particulièrement interpelle l’ensemble des élus sur une réflexion globale pour l’intérêt général, explique Max Banon. Il est en effet urgent de changer de comportement. Il faut arrêter de casser les projets lors d’un changement de direction d’une collectivité.
Jean-Pierre Rivière met en avant la souffrance des travailleurs. Le représentant de la CFDT note qu’il faut profiter de la crise pour donner la possibilité aux travailleurs de suivre des formations.
Même pessimisme du côté du patronat, et même appel à un changement des mentalités. La remise en cause des grands chantiers programmés, dont le tram-train, c’est 25.000 emplois perdus.
Concernant la Route du littoral, le président de la FRBTP rappelle que ce dossier est à l’ordre du jour sur trois mandatures. Construire une nouvelle route, c’est au moins 6 ans d’études.
La décision de supprimer des chantiers pose non seulement un problème d’emplois, mais aussi d’images de La Réunion. C’est une crise de confiance dans le BTP.
Le représentant de la FRBTP a donc proposé la création d’un Conseil des sages pour éviter qu’à chaque élection, les grands chantiers programmés soient remis en cause.
M.M.
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