Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Une annonce qui relativise toutes les mesures contre la vie chère Une nouvelle qui montre toute la gravité de la suppression du RSTA
13 décembre 2013, par

« Après avoir connu une baisse de 19,24% sur 33 mois, le chariot-type a subi une hausse de 29,21% sur les 13 derniers mois », écrit la Préfecture. Composé de 40 produits de grande consommation, le « chariot-type » est un outil de mesure de la variation des prix dans la grande distribution.
L’Observatoire des prix et des revenus a présenté hier l’évaluation du dernier chariot-type. Créé par l’ancien gouvernement, cet outil mesure la variation des prix de 40 produits de grande consommation, répertoriés dans 12 grandes surfaces dans 12 points de vente.
Le relevé précédent date du mois d’octobre 2012. À l’époque, le montant du chariot-type était de 102,18 euros. Cela confirmait la tendance observée depuis le début pour le chariot-type, en décembre 2009. Alors que l’indice des prix à la consommation augmente quasiment tous les mois, celui du chariot-type diminuait. Hier, tout a changé brutalement.
Hausse considérable
En effet, selon les informations transmises à la presse par l’Observatoire des prix et des revenus, le montant du chariot-type s’élève à 132 euros en moyenne, soit une hausse de près de 30% en un an. Les explications ne se bousculent pas. Pas beaucoup plus de ruptures d’approvisionnement, une baisse du nombre de promotions… manifestement, un rattrapage brutal vient de s’opérer.
Cette hausse de 30% relativise d’un coup toutes les mesures prises contre la vie chère. Ce gouvernement a dit faire de ce problème une priorité, il a fait voter une nouvelle loi. Mais dans le même temps, un instrument de mesure vieux de 4 ans connaît une brusque montée de fièvre. Il signifie que les prix de 40 produits de grande consommation ont considérablement augmenté en un an.
Double peine pour les travailleurs
L’annonce de l’Observatoire des prix et des revenus apporte un nouvel éclairage sur une décision du gouvernement : la suppression du RSTA. Ce complément de salaire de 100 euros avait été mis en place pour faire face à une situation de coût de la vie trop élevé.
L’augmentation de 30% en un an du prix du chariot-type l’amène à un niveau supérieur à celui de décembre 2009. Autrement dit, la situation n’est pas meilleure, et elle a vu une aggravation brutale au cours des 12 derniers mois. C’est précisément maintenant que se font ressentir les effets de la suppression du RSTA. Quant à la prime COSPAR, les 50 euros sont menacés pour les travailleurs qui n’ont pas pu obtenir l’intégration de ce bonus dans leur salaire.
Que font les députés ?
Autant dire que la baisse de salaire infligée aux travailleurs les plus pauvres a lieu dans un contexte de hausse des prix généralisée.
Car même en se référant à l’indice des prix dans l’alimentation, ce dernier a augmenté de 8,5% depuis décembre 2009.
Ces simples données montrent l’étendue de la responsabilité des 6 députés de La Réunion qui ont voté pour ou laissé faire le vote d’un budget qui prévoit la suppression du RSTA.
Ericka Bareigts, Huguette Bello, Jean-Claude Fruteau, Patrick Lebreton, Monique Orphé et Jean-Jacques Vlody vont-ils changer d’attitude lors du vote en seconde lecture du budget 2014 ? Prendront-ils la défense des intérêts des plus pauvres ?
M.M.
Nos peines
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