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4 juin, parNos peines
Saint-Benoît : conférence de presse de l’opposition municipale
4 février 2005

Les élus de l’opposition municipale bénédictine ont mis hier les points sur les “i” concernant la gestion de leur commune. En particulier à la lumière du projet de budget 2005 examiné hier par les élus.
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Pour Philippe Leconstant, chef de file de l’opposition municipale à Saint-Benoît, la comparaison entre le fonctionnement et l’investissement du projet de budget 2005 démontre la faiblesse du développement à Saint-Benoît. "En effet, en 2005, l’investissement est de 25%, alors que le fonctionnement est de 75%. L’investissement diminue d’année en année ; à quoi cela sert de payer un audit, si c’est pour faire le contraire de ce que l’on dit ?", demande l’élu.
"Pour la 4ème année de suite, nous dénonçons la baisse des investissements à Saint-Benoît, c’est-à-dire le non-développement de notre commune, martèle Philippe Leconstant ; alors qu’à côté, Bras-Panon, Saint-André, construisent des zones artisanales". "Sur les impôts, note Ph. Leconstant, avec la majoration des taxes, les Bénédictins vont payer plus, mais alors comment se fait-il qu’avec plus de recettes on construit moins ?"
S’adressant à la population, l’ancien maire demande : "Était-ce une priorité que de construire une prison à Sainte-Anne ? Faut-il mettre autant d’argent dans un centre éducatif fermé au détriment du logement social ou du développement économique ?"
Il ajoute que le nombre d’entreprises qui ont quitté la ville est plus important que les arrivées. "À Saint-Benoît, ce sont des années de perdues qu’il sera difficile de rattraper, pratiquement rien n’est sorti de terre depuis 2001. Les dossiers n’avancent pas : 3 à 4 ans de perdus pour le lycée de Sainte-Anne, piscine de Sainte-Anne abandonnée, 3ème port abandonné, etc."
"Le cœur de l’Est ne bat plus très fort", conclut Philippe Leconstant.
Quant à Gilbert Ramin, il s’étonne qu’en 2004 les charges du personnel s’élevaient à 26.070 millions d’euros comme en 2005, alors qu’il y a eu augmentation du SMIC. Pour les emplois d’insertion, il y a diminution de 150.000 euros, dont 50.000 euros pour les emplois jeunes d’insertion.
Pour sa part, la conseillère municipale Jeannine Dhort a notamment déclaré : "ce sont surtout les femmes qui gèrent le budget du ménage ; or, avec cette politique du gouvernement UMP, auquel appartient le député Bertho Audifax, avec cette politique de casse sociale de la droite, les femmes se retrouvent confrontées au quotidien à des difficultés.
Entre l’augmentation des prix (flambée du gaz, gasoil...) et la baisse du pouvoir d’achat, les femmes ont du mal à joindre les deux bouts en fin de mois. En tant que femme élue et socialiste, cela me préoccupe et je me dois de dénoncer cette politique anti-sociale de la droite."
Correspondance
de Gil Minar
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