« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Après la défaite de l’UMP aux Régionales, les collectivités passent à la caisse
6 avril 2010, par

Au lendemain de l’interview de Jean-François Copé indiquant que les collectivités locales voient leurs dépenses augmenter plus vite que celles de l’État, le Conseil général de Seine Saint-Denis rappelle que le gouvernement est un bien mauvais payeur : il doit 640 millions d’euros à ce Département. Ce dernier est maintenant menacé de mise sous tutelle car il s’apprête à voter un budget en déséquilibre.
L’an dernier, la dette cumulée du pouvoir central envers le Conseil général de La Réunion s’élevait à plus de 270 millions d’euros. Cette dette est le résultat de transferts de compétences qui n’ont pas été compensés sur le plan financier, il s’agit notamment de la gestion et du versement de prestations de la solidarité nationale telles que le RMI ou l’APA.
Ce manque à gagner a des conséquences importantes. Ainsi, l’an dernier, le Conseil général a dû mettre en vente une partie de son patrimoine immobilier. Mais surtout, ce trou dans les recettes limite la marge de manœuvre de la collectivité. Les investissements sont donc pénalisés.
Du côté des Conseils généraux, l’exemple de La Réunion n’est pas isolé. Ainsi, la Seine Saint-Denis, un Département peuplé de 1,5 million d’habitants, affiche un manque à gagner de 640 millions d’euros, selon son président.
Alors, pour dire assez, jeudi prochain, cette assemblée va voter un budget en déséquilibre.
Cette décision est le prolongement de deux recours en contentieux contre l’Etat pour obtenir le remboursement de sommes dues au titre de transferts de compétences.
En réponse, le gouvernement affirme que la loi interdit à une collectivité de produire un tel acte. Si tel était le cas, alors c’est le préfet qui serait chargé d’exécuter le budget, ce serait la mise sous tutelle d’une collectivité deux fois plus peuplée que La Réunion.
Cette affaire est à mettre en perspective aux déclarations du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale vendredi dernier dans "Les Echos". Jean-François Copé dit en substance que les collectivités devront prendre leur part dans la politique de restriction qui doit permettre à l’État de réduire sa dette. Et Jean-François Copé de souligner que les dépenses des collectivités augmentent plus vite que celles de l’État, ainsi que leurs dépenses de personnels.
Mais ce que ce responsable UMP ne précise pas, c’est que les collectivités doivent faire face à l’insuffisance du remboursement des sommes dues par le pouvoir central au titre des compétences décentralisées.
Autrement dit, les collectivités doivent prendre en charge une partie des dépenses du pouvoir central, ce qui amène à s’interroger sur la nature du partenariat institutionnel dans ce domaine qu’est la décentralisation.
Et l’exemple de la Seine Saint-Denis ouvre un autre questionnement : la diminution constante de la marge de manœuvre des collectivités locales ne risque-t-elle pas d’entraîner une recentralisation du pouvoir local ?
Manuel Marchal
« Au préfet de bien vouloir exécuter le budget »
Voici un extrait d’un article publié hier par "Le Point" relatant la réponse du gouvernement à la volonté du Conseil général de Seine Saint-Denis de voter un budget en déséquilibre.
Le département de la Seine-Saint-Denis sera placé sous tutelle du préfet, s’il présente, comme il a menacé de le faire, un budget en déséquilibre, ce que la loi prohibe, a averti lundi Alain Marleix, secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales. Le Conseil général de ce département d’Ile-de-France, présidé par Claude Bartolone (PS), veut présenter jeudi un budget en déséquilibre, « budget de révolte » pour protester contre ce qu’il estime être un dû de l’Etat, au titre de charges transférées et non compensées.
Interrogé par RTL sur cette perspective, Alain Marleix a répondu : « On appliquera tout simplement la loi ». « Le préfet saisira la Chambre régionale des comptes » et celle-ci, « après examen, demandera au préfet de bien vouloir exécuter le budget ». « Voter un budget en déséquilibre, c’est interdit par le code général des collectivités locales », a rappelé M. Marleix. « Et donc, c’est la procédure traditionnelle ». Claude Bartolone estime que la dette de l’Etat vis-à-vis de son département s’élève à 640 millions d’euros, en raison de non compensations depuis 2004 de charges décentralisées, comme le RMI-RSA.
Rectificatif
Dans “Témoignages” de samedi en page 6, nous attribuons malencontreusement la présidence de l’Assemblée nationale à François Copé. Toutes nos excuses à nos lecteurs, Jean-François Copé est président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, il a succédé à cette fonction à l’actuel président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture