Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
197 voix sur 289 requises pour la motion de censure : le Premier ministre et son gouvernement restent en place
9 octobre 2024

Ce mardi 8 octobre 2024, la motion de censure déposée par le Nouveau Front populaire a recueilli 197 voix sur les 289 requises. Le groupe RN s’est abstenu. Le Nouveau Front populaire est donc clairement la seule opposition au gouvernement qui compte accentuer la politique de son prédécesseur largement rejetée lors des élections législatives anticipées du 7 juillet dernier.
Malgré la tentative de censure, le Premier ministre Michel Barnier reste en poste. Seulement 197 députés ont voté la censure, bien en dessous des 289 voix requises. Les députés d’extrême droite, en particulier les lepénistes et ciottistes, ont choisi de ne pas soutenir la motion, faisant d’eux des alliés involontaires du gouvernement. Les députés du Nouveau Front populaire ont voté la censure, ils constituent l’opposition.
Olivier Faure, dirigeant socialiste, a défendu la motion de censure au nom de son groupe, le Nouveau Front Populaire (NFP), attaquant directement Barnier et son futur plan d’austérité. Il critique un gouvernement en place malgré le résultat des élections du 7 juillet. C’était le NFP qui était arrivé en tête. Olivier Faure souligna l’injustice d’un budget qui favorise les plus riches tout en négligeant les plus défavorisés. Ses partenaires de gauche, comme Cyrielle Chatelain et Émeline K/Bidi, co-présidente du groupe GDR, partagent cette critique, dénonçant un gouvernement sans légitimité et accusant Michel Barnier de poursuivre le projet d’un président affaibli, Emmanuel Macron.
Michel Barnier, en réponse, admit qu’il gouverne avec une majorité relative, tout en justifiant ses décisions par une nécessaire rigueur budgétaire. Le macroniste Pierre Cazeneuve blâma la gauche pour la situation actuelle, l’accusant de refuser tout dialogue. Quant au Rassemblement national, tout en refusant de voter la censure, il souligna que l’absence d’une majorité alternative est due à l’opposition du « barrage républicain ».
Finalement, malgré la certitude de l’échec, les écologistes, représentés par Benjamin Lucas, estimaient que la censure était une démarche symbolique nécessaire pour montrer l’illégitimité du gouvernement. Certains, comme Thomas Portes de La France Insoumise, prédisent la chute prochaine du gouvernement, soulignant que l’alliance implicite du RN avec Michel Barnier est intenable.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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