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Le vote sur la nationalisation d’ArcelorMittal révèle les contradictions du RN : derrière un discours « social », le parti d’extrême droite pratique l’obstruction et s’aligne sur les intérêts des ultra-riches. Les enquêtes médiatiques pointent aussi des usages contestés de fonds européens et une communication travaillée pour lisser son image. Sous le vernis, le RN reste fidèle à son projet néo-fasciste et raciste, nostalgique des années où l’extrême droite dirigeait la France entre 1940 et 1944. Mais beaucoup tombent dans le panneau à La Réunion, par racisme ou aliénation.
Ce jeudi 27 novembre, les députés seront placés devant une responsabilité politique majeure : se prononcer sur la proposition, portée dans le cadre de la niche parlementaire de LFI et soutenue par l’ensemble de la gauche, de nationaliser temporairement ArcelorMittal pour protéger l’emploi et l’avenir industriel. Adoptée en commission, cette mesure aurait pu être débattue sereinement. Mais le Rassemblement national, fidèle à sa ligne antisociale, a déposé près de 300 amendements dans l’espoir de prolonger les débats après minuit et d’empêcher le vote.
Cette manœuvre illustre une constante : derrière sa rhétorique « sociale », le RN ne se range pas du côté des travailleurs mais des intérêts des uktra-riches qui préfèrent la dérégulation et l’impuissance publique. Le parti d’extrême droite revendique défendre « la France qui souffre », mais ses actes parlementaires rappellent qu’il s’oppose systématiquement aux mesures de protection de l’emploi ou de renforcement des services publics. Lorsque l’enjeu est la confrontation avec un groupe industriel, il n’est jamais du côté des salariés.
Sur le plan européen, un autre paradoxe revient régulièrement dans les enquêtes de presse. Plusieurs médias — dont Complément d’enquête ou encore Le Canard enchaîné — ont documenté des pratiques surprenantesconcernant l’usage de fonds européens par certains élus du RN. Ces révélations, qui relèvent du domaine public, relancent le débat sur le double discours du parti : eurosceptique lorsqu’il s’agit de faire de l’électoralisme, mais beaucoup moins critique lorsqu’il est question de bénéficier de financements européens pour financer des prestations de communication ou de formation.
Ainsi, le travail du journaliste et coach Pascal Humeau, largement commenté dans les médias, éclaire aussi la construction de la figure de Jordan Bardella. Dans une émission de France 2 diffusée en 2024, Humeau expliquait avoir été chargé de « polir » l’image du jeune responsable, en le rendant plus présentable médiatiquement pour en faire un « facho-sympa ». Cette mise en scène souligne une réalité bien connue des spécialistes : le RN investit massivement dans le façonnage de ses figures publiques pour cacher une idéologie raciste et rétrograde qui demeure profondément marquée par l’héritage de l’extrême droite française qui dirigeait la France entre 1940 et 1944.
Entre obstruction parlementaire, discours social démenti par les actes et communication politique millimétrée, la « normalisation » vantée par le RN apparaît avant tout comme une opération d’image. Mais beaucoup tombent encore dans le panneau à La Réunion, par racisme ou par aliénation.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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