Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
Pas de hausse du prix du gaz
31 juillet 2010

Dans un communiqué diffusé hier, la Préfecture explique pourquoi il a été décidé de ne pas augmenter le prix du gaz.
« La préservation du pouvoir d’achat des ménages a été ces derniers mois au centre des préoccupations de l’autorité administrative pour la fixation des prix maximum des carburants et du gaz. Elle a conduit à un gel presque continu de ces prix à partir d’Août 2008 jusqu’à la fin 2009.
Ce souci permanent n’a cependant pas fait perdre de vue la nécessité d’assurer dans le même temps l’équilibre d’exploitation des opérateurs afin de garantir et pérenniser nos approvisionnements et de préserver le modèle réunionnais d’organisation du marché, attaché au maintien des emplois et à la répartition équilibrée des points de vente sur tout le territoire de l’Île.
Ce double objectif a conduit à amorcer à partir de décembre 2009 un dégel progressif et modéré des prix, afin de retrouver une structure de prix stable.
Cette stratégie, conduite conformément à ce qui avait été annoncé, a montré toute sa pertinence puisque l’ajustement tarifaire intervenu le 23 juin dernier avait déjà permis, pour le gazole et le super, de s’approcher des cours du marché. Pour le gaz, un différentiel substantiel demeurait.
L’Observatoire des prix et des revenus, réuni le vendredi 30 juillet, a pris connaissance des nouvelles conditions du marché :
- pour les carburants routiers, les deux facteurs essentiels de variation des coûts que sont les cours du Brent et la parité entre l’euro et le dollar, se sont mutuellement neutralisés et ont permis de garantir une stabilité des prix ;
- les paramètres pour les carburants à usage professionnel sont un peu moins favorables ;
- pour le gaz, nos approvisionnements ont à nouveau connu un net renchérissement.
Pour les carburants routiers, les prix du marché ont convergé avec les prix maximaux de vente autorisés de 1,09 euros pour le gazole et de 1,44 euros pour le super qui avaient été fixés en juin. Pour les autres produits des différences sensibles demeurent.
Les membres de l’Observatoire ont pris acte de ces données mais ont fait valoir la situation difficile que connaissent les professionnels et de nombreuses familles pour lesquelles le gaz constitue un produit de première nécessité.
Considérant ces arguments et en dépit des hausses qui ont marqué nos récents approvisionnements de gaz et des décalages de prix résiduels sur les carburants professionnels, les prix de vente de tous les produits seront maintenus à leur niveau antérieur.
Un nouveau point sera fait avec l’Observatoire dans la deuxième quinzaine de septembre ».
Combattre les causes du chômage de masse
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