Cyrille Melchior pour le statu-quo

Le président du Département reçoit la Mission d’information sur l’avenir institutionnel des outre-mer

8 février

Cyrille Melchior, Président du Conseil départemental, a reçu, le mardi 6 février, deux députés membres de la Mission d’information sur l’avenir institutionnel des outre-mer, Philippe Gosselin et Tematai le Gayic, respectivement élus de la Manche et de Polynésie française.

Cyrille Melchior a défendu auprès d’eux une trajectoire pour La Réunion, basée sur la stabilité institutionnelle actuelle nécessaire à son développement, et qui n’a jamais empêché de faire preuve d’intelligence, comme dans la répartition actuelle des compétences entre la Région et le Département.

Le Président du Conseil départemental a aussi plaidé en faveur d’une loi de programmation pluriannuelle pour l’économie et d’une défiscalisation maîtrisée. Il a également insisté sur la nécessité d’une plus grande coopération avec les pays de la zone océan Indien, et d’une meilleure adéquation entre les formations et l’emploi pour favoriser l’insertion des jeunes. Cyrille Melchior a, enfin, évoqué la nécessité d’une déconcentration des décisions et d’un renforcement du pilotage des services de l’Etat par le préfet.


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Messages

  • Nos institutions départementales et régionales ne devraient pas être remises en cause car elles ont chacune des compétences différentes et reposent sur une légitimité électorale différente ce qui permet une meilleure représentation des différents courants politiques .
    On pourrait bien entendu relancer le projet de bidépartementalisation , dans un souci de développement équilibré de notre île . Mais il me parait souhaitable que ces deux institutions, Région et département, travaillant chacune sur le même territoire, puissent décider ensemble de ce qui nous convient le mieux notamment pour les réseaux routiers , l’éducation , la santé la continuité territoriale etect .. , soit dans le cadre d’une assemblée unique regroupant tous les élus départementaux et régionaux , soit dans le cadre d’une réunion commune des principaux élus qui définiront ensembles les grandes orientations et les besoins fondamentaux de notre territoire ; car si chaque assemblée a des compétences différentes , ces compétences sont souvent complémentaires et exigent une vision globale des élus qu’ils soient de droite ou de gauche .

    On pourrait relancer l’idée de la création de deux départements sur notre île , mais comme il n’y a pas de hiérarchie entre les collectivités territoriales , mais seulement des besoins complémentaires, il faut éviter que celles ci puissent se courcircuiter réciproquement parce qu’elles ont des majorités politiques différentes. Pour cela il me parait nécessaire de permettre aux institutions travaillant sur un même territoire de se concerter dans le cadre d’une institutions regroupant leur représentants et d’adopter une position commune sur les points où leurs compétences sont complémentaires .
    Peut être que l’on aurait déjà construit une ligne de chemin de fer reliant toutes les communes du littoral de l’île si nous avions si cette possibilité de concertation et de décision commune existait déjà dans les années 2000 au moment ou les décisions pour la nouvelle route du littoral ont été prises . Les deux projets auraient pu être décidés en même temps en adoptant le même trajet.