La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
25 avril 2008

Après avoir vidé les caisses de l’Etat en offrant un paquet fiscal aux plus riches, les mesures pour les plus démunis se font attendre. Le président du ’pouvoir d’achat’ vient encore de repousser aux calendes grecques et de remettre en cause une des mesures (contestée, mais qui existait), qui est quasiment la seule qu’a pu avancer le Haut commissaire aux Solidarités actives, le RSA.
La question du financement du Revenu de Solidarité Active (RSA) devient de plus en plus épineuse. Après le Premier ministre, c’est au tour du Président lui-même de conditionner sa mise en place aux finances de l’Etat.
Le RSA est « une idée extrêmement intéressante », a jugé Nicolas Sarkozy. Mais « il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres », a-t-il ajouté.
Pas un RSA « au rabais »
« Ce sont des engagements que j’ai pris et que je tiendrai. Ce ne sont pas les plus faciles, ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas les faire », a-t-il également affirmé.
Le chef de l’Etat réagissait aux propos du Haut commissaire aux Solidarités actives dans une interview au magazine “Le Pèlerin”. Martin Hirsch y affirme qu’il ne fera pas un Revenu de Solidarité Active « au rabais ». « Ce qui ne peut, à mes yeux, être remis en cause, ce sont les principes du RSA et sa contribution à la réduction de la pauvreté », affirme Martin Hirsch, soulignant que les discussions au sein du gouvernement sur l’attribution des crédits nécessaires à la généralisation du RSA, estimés entre 2 à 3 milliards, étaient en cours.
« Ce coût, je l’avais annoncé »
Convenant qu’il n’a pas reçu l’assurance d’obtenir cette somme, Martin Hirsch a souligné que c’était « pour cela qu’il se battait ». « Je n’ai jamais avancé masqué, dit-il, ce coût, je l’avais annoncé, j’avais bien insisté sur ce point, pendant la campagne électorale et avant d’être nommé, pour ne tromper personne ».
« La négociation doit porter non seulement sur le coût du RSA, mais aussi sur la manière dont on le finance », dit-il, ajoutant qu’il faut à la fois garantir aux allocataires de minima sociaux qu’« ils vont y gagner durablement chaque fois qu’ils retravaillent et qu’il y aura une équité avec ceux qui sont aujourd’hui pauvres bien que travaillant ».
Pour rappel, le RSA est destiné à encourager le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux en permettant le cumul des revenus de solidarité et des revenus du travail. Mis en place dans 34 départements, pour certains tout récemment, sous une forme limitée, il ne concerna pour l’instant que les érémistes et les bénéficiaires de l’API (Allocation Parent Isolé) qui reprennent un travail, avec en moyenne un gain mensuel moyen de près de 130 euros.
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