60% du budget de la Région consacrés à l’investissement

Le Tram-train avance

18 décembre 2008, par Manuel Marchal

Mardi, les élus de la Commission permanente de la Région ont approuvé une délibération relative au tram-train. Ils concernent deux marchés complémentaires dont la justification s’explique en partie par une décision et un retard de l’Etat. Néanmoins, ce grand chantier continue de progresser, et sera un des moteurs de l’activité économique du pays.

Mercredi, lors de la signature de la Charte de planification de la construction, Paul Vergès avait rappelé que 60% du budget de la Région est consacré à l’investissement. Cette signature faisait suite à une décision prise le 12 novembre dernier par les collectivités et les socio-professionnels. À l’unanimité, l’accélération des projets relevant de la commande publique et la création d’une cellule de crise avaient été décidées. Cette dernière a pris la forme d’un Comité de relance de l’activité économique.
L’unanimité de cette démarche est là également pour montrer combien tout retard dans un investissement public amplifie l’aggravation de la situation.
Bien que la Région soit la collectivité de la République qui consacre la plus forte part de son budget à l’investissement, elle amplifie son effort afin que malgré la crise, l’activité puisse être maintenue. Quand à l’accélération des projets, la dernière commission permanente en est l’illustration. Une décision de l’Etat et un retard de ce dernier expliquent en partie un contretemps, aussitôt la Région vote deux marchés complémentaires.
En effet, d’une part, « l’Etat a imposé de nouvelles analyses financières prenant en compte les risques associés au projet, faisant suite à l’évolution du projet dans la zone de la Montagne ». Et d’autre part, les élus de la commission permanente constatent « le retard dans la déclinaison opérationnelle par l’Etat du protocole d’accord du 19 janvier 2007 ».
Du coup, la Région devra investir plus de 200.000 euros dans ces deux marchés complémentaire.

Le préfet sollicité

« Le premier est relatif à l’assistance à maîtrise d’ouvrage économique et financier avec la société Pricewaterhousecoopers Entreprises, pour un montant de 151.086,25 euros. Le second est relatif à l’assistance à maîtrise d’ouvrage juridique et performances contractuelles avec le groupement SURMAUVENU/FIDAL, pour un montant de 149.773,40 euros ».
Les élus ont également voté pour « que le Président de la Région sollicite le Préfet pour l’ouverture des enquêtes parcellaires nécessaires à la réalisation du tram-train ». En effet, « afin d’identifier les véritables propriétaires des parcelles concernées par le projet, ainsi que les titulaires de droits réels et tout autre intéressé, il est nécessaire de diligenter une ou plusieurs enquêtes parcellaires, conformément aux dispositions du code de l’expropriation, notamment l’article R 11-19 ».
Gageons que cette enquête puisse être menée avec la célérité nécessaire afin que le chantier ne prenne pas de retard. Ce sont en effet des milliers d’emplois qui sont en jeu au moment où La Réunion est en pleine crise. Ce qui veut dire que plus que jamais, le tram-train est un gisement d’emplois et un levier du développement du pays.

Manuel Marchal


4,2 millions d’euros pour la déviation de Saint-Joseph

La signature du marché de travaux de construction du pont sur la Rivière des Remparts, dans le cadre de l’opération Déviation de Saint-Joseph avec le groupement PICO OI/ETPO Réunion/BERTHOLD SA pour un montant de 4.295.053,88 euros, a été approuvé.

Les atouts de La RéunionTrain

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