6 milliards d’euros pour financer l’impact de la guerre de Trump contre l’Iran

Les dépenses publiques utiles au plus grand nombre directement ciblées

22 avril, par Manuel Marchal

La guerre au Moyen-Orient a un impact estimé à 6 milliards d’euros sur les finances de l’État en France, sert de justification à des économies publiques ciblant surtout les dépenses sociales. Derrière l’« effort général », aucune contribution accrue des plus riches n’est prévue. Les services publics subiront encore des coupes importantes ce qui sera négatif pour les Réunionnais.

La facture de la guerre u Moyen-Orient, désormais estimée à six milliards d’euros, sert de prétexte à une nouvelle casse sociale. Dans le détail, les annonces dessinent une ligne claire. Sur les six milliards, quatre devront être trouvés via des économies budgétaires de l’État, tandis que deux milliards seront prélevés dans la « sphère sociale ». Autrement dit, les dépenses publiques utiles au plus grand nombre sont directement ciblées.

Les riches protégés

Dans le même temps, aucune mesure significative n’est avancée pour solliciter davantage les catégories les plus favorisées. Ni contribution exceptionnelle des grandes fortunes, ni taxation accrue des profits exceptionnels, pourtant largement débattues ces dernières années. Le silence sur ce point contraste avec la rapidité à envisager des restrictions budgétaires qui affecteront mécaniquement les services publics et les dispositifs de solidarité.
Les aides déjà annoncées — 130 millions d’euros, dont une partie pour le chèque énergie — apparaissent modestes au regard de l’ampleur du choc. Pendant ce temps, le Premier ministre évoque un gel de crédits et une discipline budgétaire renforcée, qui pèseront sur les politiques publiques essentielles.
Ce déséquilibre traduit une logique bien connue : socialiser les coûts tout en préservant les intérêts des plus aisés. Les pauvres, majoritaires à La Réunion, déjà fragilisés par l’inflation et la hausse des prix de l’énergie, risquent de supporter une part disproportionnée de l’ajustement.
Ainsi, sous couvert d’« effort collectif », se dessine une répartition profondément inégalitaire du coût de la guerre.

M.M.

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Témoignages - 82e année


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