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L’Assemblée nationale vote pour la fin des députés-maires
24 janvier 2014

Mercredi soir, les députés ont adopté le texte interdisant le cumul du mandat de député avec celui de maire à partir de 2017. Tous les députés de La Réunion candidats à un poste de maire ont voté pour, ils devront donc dire aux électeurs quel mandat ils comptent conserver après 2017.
Mercredi, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi mettant fin à la possibilité de cumuler un mandat de parlementaire avec celui d’un exécutif local à compter de 2017. Autrement dit, dans trois ans, les députés-maires et les sénateurs-maires n’existeront plus. Il ne sera plus possible non plus d’être président de Région ou de Conseil général tout en siégeant à l’Assemblée nationale ou au Sénat. Le texte interdit aussi à un parlementaire d’être président ou vice-président d’une intercommunalité.
En France, ce texte constitue une révolution.
En effet, le cumul a toujours été la règle. C’était la base de l’ascension des carrières politiques. Nombreux sont les anciens chefs de l’Etat, anciens Premier ministre ou membres du gouvernement à avoir été députés-maires ou sénateurs-maires. Plus près de nous, François Hollande cumulait un mandat de député avec celui de président du Conseil général de Corrèze, Jean-Marc Ayrault était président du groupe PS à l’Assemblée nationale et maire de Nantes, quant à Victorin Lurel, il était député et président de la Région Guadeloupe.
Cette habitude du cumul est tellement ancrée qu’elle va entrainer d’ici 2017 d’importants bouleversements. En effet, 261 députés et 166 sénateurs, soit respectivement 45% de l’Assemblée nationale et 48% du Sénat, tombent sous le coup de la loi. S’ils se présentent comme candidat maire aux municipales de mars prochain, ou comme candidat président de Conseil général ou de Région l’année prochaine, ils devront dire aux électeurs quel mandat ils abandonneront en 2017. S’ils choisissent de rester député, alors les citoyens doivent savoir qui sera le maire pour plus de la moitié du mandat.
À La Réunion, 4 députés sont maires et veulent le rester : Huguette Bello, Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau et Thierry Robert. Ils ont voté pour la loi. Un député veut être maire, c’est Jean-Jacques Vlody. Lui aussi a voté pour la fin du cumul des mandats.
Hier, le "Journal de l’île de La Réunion" a interrogé ces élus sur leur intention. Comme il était attendu, ils disent pencher pour la Mairie. Le contraire eut été étonnant, car ils sont en campagne pour les municipales. Mais au lieu d’affirmer leur penchant, pourquoi ne pas dire véritablement leurs intentions ?
Pourquoi entretiennent-ils le flou ? S’ils veulent rester maire et démissionner de leur mandat de député, pourquoi ne pas le dire maintenant ?
Les Saint-Paulois s’interrogent, Jean-Marc Gamarus deviendra-t-il maire, à moins que cela ne soit Séraphin ? A Saint-Joseph, qui prendra cette responsabilité si Patrick Lebreton préfère Paris au Sud Sauvage ? Jean-Jacques Vlody renoncera-t-il aux ors de la République au profit de la gestion d’une commune ?
La clarification c’est maintenant car les électeurs ne doivent pas être trompés. Ils doivent savoir si la personne qui brigue leurs suffrages va assumer son mandat jusqu’au bout, ou l’abandonner à mi-chemin.
M.M.
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Messages
24 janvier 2014, 19:38, par titienne
Oui il faut" oxigéner la démocratie ,plus particulièrement à l’adresse de ceux qui sont pour plusieurs portefeuilles bien remplis,par uniquement aux services de la population !
Mais attention il ne faut que ce de loi soit une occasion inespérée pour ceux qui n’ont pas de projets ,proposition pour combattre avec franchise ,loyauté,désintéressemt.