La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
15 juin 2021, par

Beaucoup de mes amis Facebook parlent de politique de manière négative et rejettent tout en bloc. Je ne pense pas que c’est la bonne méthode. Ce n’est pas la politique qui est sale, c’est le mauvais usage que l’on en fait.
Le journal Le Quotidien du 20 janvier 2007 rapporte ainsi mes propos : « L’erreur réside dans le salariat des élus. Sur le plan moral, un élu doit être au service des intérêts publics. Dès que l’on considère son activité comme salariée, s’instaure un rapport à l’argent. Et la démocratie est remise en cause ».
En effet, qu’est-ce qu’un élu dans une société réunionnaise marquée par 3 siècles et demi de rapport esclavagiste et colonial ? Le Conseil Général ainsi que 23 Communes ont été créés durant cette période inhumaine de notre histoire. Seule Cilaos a été érigée en 1965.
En ces temps-là, les liens entre Maître et sujets, d’une part, et entre élus et administrés, d’autre part, étaient confondus.
La raison principale est le racisme de classe. Les « possédants » avaient tous les pouvoirs. Mme Desbassyns était plus puissante que n’importe quel élu alors qu’elle n’avait pas le droit de vote. Les femmes ont voté pour la première fois, seulement en 1945, soit 97 ans après l’abolition de l’Esclavage.
Il s’en est suivi une mentalité où le maire pense et agit comme propriétaire de concession terrienne (des territoires). On entend souvent « ma commune ». Il n’a aucun compte à rendre au peuple mais tremble devant un préfet qui fonctionne comme un gouverneur. L’épisode COVID-19 est éloquent. Les maires manipulent les autres institutions et cumulent des indemnités qui les situent dans la tranche des 10 % des plus hauts revenus, dans une des sociétés les plus inégalitaires.
Une jeune fraîchement élue maire s’est accordée une augmentation en se comparant à un chef d’entreprise qui gère un budget de montant équivalent. Elle disposait déjà d’un niveau de revenu indexé. Il s’agit de l’argent public et c’est légal. Par contre, une autre a refusé de prendre les 40 % de supplément pourtant prévu par la loi.
Quant à la fameuse « Maison du peuple », c’est une blague. Un citoyen doit franchir au minimum 3 barrages avant d’arriver à l’élu : sécurité, digicode et secrétaire. Les personnes qui critiquent le système veulent, à leur tour, être « élues ». Pour faire un peu mieux que l’autre mais sans toucher au statut néocolonial et au rapport à l’argent public.
Savez-vous que les dépenses publiques exécutées l’année dernière, au nom des Réunionnais, par 24 maires et 2 présidents d’assemblées, se montent à plus de 4 milliards d’euros ? C’est une somme largement supérieure au budget de fonctionnement de l’ONU pour le monde entier.
S’ils étaient des « représentants du peuple » et non « des élus », ils auraient fixé l’éradication de la pauvreté comme priorité absolue du mandat. C’est même à l’agenda des Objectifs du Millénaire pour le Développement Durable 2015-2030.
Ary Yee Chong Tchi Kan
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture