Budget 2026 : Année blanche

Les leaders syndicaux, « très énervés » par les annonces de François Bayrou

19 juillet 2025, par temoignagesceline

Suite à l’annonce des efforts supplémentaires du premier ministre, « personne n’est opposé à une mobilisation », a affirmé François Hommeril (CFE-CGC), mais les instances de chaque centrale syndicale doivent encore voter en ce sens.

Les leaders des organisations syndicales se sont dit « très énervés » par les pistes d’économies budgétaires présentées par le gouvernement, et se donnent rendez-vous au « 1er septembre » pour définir les contours d’une possible mobilisation.

« On est tous très énervés » et « très peu motivés pour aller négocier », a déclaré à l’Agence France Presse, Cyril Chabanier (CFTC), à l’issue de la réunion du 18 juillet en vidéoconférence entre numéros uns syndicaux.

Ces derniers sont remontés contre l’exécutif qui les a invités à négocier avec le patronat la possible « monétisation de la cinquième semaine de congés payés », la suppression de deux jours fériés ou une énième réforme de l’assurance chômage pour participer à l’effort budgétaire, censé dégager près de 44 milliards d’euros d’économies en 2026.

« La facture est juste présentée aux travailleurs », s’est agacé Frédéric Souillot (FO), qui précise que les dirigeants syndicaux vont « se revoir le 1er septembre en intersyndicale pour parler de mobilisation ».

Des annonces inacceptables

Pour Sophie Binet (CGT), « on a partagé une analyse commune : les annonces sont inacceptables ». « Il y a un défaut de loyauté de la part du gouvernement », déplore-t-elle, renvoyant aux échanges que les leaders ont eu quelques jours avant les annonces de François Bayrou avec les deux ministres chargés du Travail (Catherine Vautrin et Astrid Panosyan-Bouvet).

« Au cours de ces échanges, elles ne nous avaient rien dit » de toutes ces propositions, a indiqué Sophie Binet, qui avait appelé plus tôt dans la semaine à une mobilisation à la rentrée.

Pour l’heure, « personne n’est opposé à une mobilisation », affirme François Hommeril (CFE-CGC), mais les instances de chaque centrale syndicale doivent encore voter en ce sens. « On voit bien qu’une fois de plus, le gouvernement veut nous instrumentaliser comme il l’a fait avec le conclave [sur les retraites, ndlr] et ce, uniquement à des fins de longévité », a estimé le leader de la CFE-CGC.

Ce dernier a indiqué qu’« on ne refera pas l’erreur du conclave », ajoutant « on va négocier sur quoi ? Pâques ? La cinquième semaine de congés payés qu’on nous prend ? C’est scandaleux ! ». « Le gouvernement doit retirer ces propositions ! ».

Avant les discussions espérées début septembre, Astrid Panosyan-Bouvet, a invité les leaders syndicaux les 21 et 22 juillet. Si Marylise Léon (CFDT) et Cyril Chabanier (CFTC) doivent s’y rendre le 21 juillet, Sophie Binet et François Hommeril ont préféré décliner pour l’heure, ont-ils fait savoir à l’AFP.


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