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Ralé-pousé au sein de l’UMP pour l’élection du président
29 juillet 2004

Pendant que la France et l’Outre-mer subisse la casse sociale tous azimuts menée par le gouvernement, les dirigeants de l’U.M.P. se font la guerre pour savoir qui sera chef à la place du chef. Christine Boutin assure que les ministres candidats à la présidence du parti chiraquien ne respectent pas les procédures. Elle a annoncé qu’elle allait saisir la commission de contrôle des opérations électorales du parti.
La députée UMP des Yvelines Christine Boutin a annoncé vendredi dernier sa décision de saisir officiellement la commission de contrôle des opérations électorales de son parti, après avoir constaté que "les ministres potentiellement candidats à la présidence de l’UMP ne respectent pas les procédures de candidature".
Selon un communiqué, Christine Boutin a pris sa décision en "apprenant que la séance plénière initialement ouverte aux candidats régulièrement déclarés à la présidence de l’UMP" et prévue lors des Universités d’été des Jeunes Populaires à Avoriaz les 3, 4 et 5 septembre, est "désormais ouverte aux ministres potentiellement candidats, mais non déclarés".
Soulignant avoir respecté les "procédures de candidature en déclarant la sienne dès le 7 juillet", la députée a fait part de "son désaccord quant au changement des règles du jeu fixées", au président de la commission de contrôle des opérations électorales, Robert Pandraud.
"Les universités d’été ayant lieu 10 jours avant la date de clôture de remise des parrainages, il semble raisonnable de penser que les candidats sérieux se seront fait connaître", a déclaré Christine Boutin.
"Que les ministres s’interrogent sur leur propre candidature, c’est une chose. Qu’ils court-circuitent et préemptent le processus démocratique, par peur d’avoir à reconnaître leur difficulté à rassembler le nombre de parrainages nécessaires, est tout bonnement scandaleux", a-t-elle ajouté.
Après la démission d’Alain Juppé, les candidats à sa succession ont jusqu’au 15 septembre pour recueillir 3.400 parrainages répartis sur au moins 10 fédérations départementales de l’UMP. Sont déjà candidats, outre Christine Boutin, le souverainiste et promoteur du club "Debout la République" Nicolas Dupont-Aignan et le fondateur de la "Droite libre" Rachid Kaci.
Au sein du gouvernement, au moins trois ministres fourbissent leurs armes et font campagne, plus ou moins discrètement : Hervé Gaymard (Agriculture), Philippe Douste-Blazy (Santé) et Nicolas Sarkozy (Économie), qui doit se déclarer officiellement "au tout début de septembre".
"S’il y avait trop de membres du gouvernement qui rentraient dans la course (...), cela obligerait le Premier ministre à être candidat", a déclaré jeudi Dominique Bussereau, un proche de Jean-Pierre Raffarin, au cours de l’émission "Questions d’info" sur la Chaîne parlementaire et France-Info. "Cela donnerait un sentiment de désordre et seul le Premier ministre pourrait, par sa candidature, mettre un peu d’ordre".
On sait que ces rivalités entre “présidentiables” se retrouvent également ailleurs. Qu’est-ce que La Réunion et les Réunionnais ont à gagner à ces batailles entre “petits chefs” des soi-disant “grands partis” métropolitains ?
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