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25 % du budget « emplois-aidés » de l’État pour La Réunion
6 mai

En 2026, les Parcours Emploi Compétences diminuent, avec 4000 contrats prévus à La Réunion, financés à 40 % du SMIC sur 6 mois. Priorité est donnée aux associations et aux publics les plus éloignés de l’emploi. Malgré cette baisse, le préfet met en avant d’autres dispositifs d’insertion, jugés plus efficaces, tout en appelant à une coopération avec les communes pour limiter les impacts. Voici le contenu du communiqué de la Préfecture diffusé ce 5 mai 2026 suite à la réunion avec les maires où fut annoncée cette nouvelle.
« Parcours Emploi Compétences à La Réunion pour 2026
Après une année 2025 de transition et compte tenu de la trajectoire budgétaire nationale, les arbitrages pour l’année 2026 conduisent à ajuster les modalités de mise en œuvre des Parcours Emploi Compétences.
Ainsi le nombre de contrats Parcours Emploi Compétence enregistre une baisse au plan national. Pour autant, La Réunion, au regard de ses caractéristiques, conserve une part significative de l’enveloppe nationale, avec 25 % des crédits de l’enveloppe nationale allouée au territoire,
Afin de permettre la programmation de 4000 contrats à l’échelle de La Réunion en 2026, le préfet, Patrice Latron arrête les paramètres de prise en charge par l’État des contrats aidés à hauteur de 40 % du SMIC horaire brut pour une durée maximale de 6 mois et une durée hebdomadaire de 21 heures.
La priorité est donnée au secteur associatif, acteur essentiel de la cohésion sociale dans les quartiers et au plus près des habitants. La priorisation des publics les plus éloignés de l’emploi est renforcée : les travailleurs handicapés et les demandeurs d’emploi de très longue durée sans qualification.
Le préfet souligne enfin que d’autres leviers d’insertion restent pleinement mobilisables, notamment l’insertion par l’activité économique et les clauses sociales de la commande publique. Ces dispositifs constituent des outils essentiels pour accompagner vers l’emploi les publics les plus fragiles. Chaque année, plus de 5 600 personnes sont ainsi suivies au sein des structures d’insertion par l’activité économique, avec un taux de sortie positive proche de 60 %, contre 21 % pour les PEC.
Conscient des impacts que peut avoir cette trajectoire pour les collectivités réunionnaises, et notamment les communes, le préfet se tient à la disposition des maires pour trouver les solutions les plus adaptées, dans le cadre d’une coopération respectueuse, et soucieuse des personnes accompagnées dans ces parcours. »
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