Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Politique agricole commune
9 juin 2009

De grandes entreprises se partagent des subventions considérables. Est-ce justifié ?
Les élections européennes sont terminées et il faut féliciter les nouveaux responsables issus du scrutin des Outre-mers qui auront la lourde tâche de défendre les intérêts de leurs territoires.
Un des thème de la campagne et non des moindres est la politique agricole européenne et en ce qui nous concerne à La Réunion , la date fatidique de 2013 qui devrait signer la fin des aides de l’Europe aux pays membres.
On n’en est pas encore là. En attendant, force est de constater que ce sont toujours les mêmes qui en profitent. A l’heure des comptes et du bilan que voyons nous ? Qu’une élite bénéficie(!) de plus de 700 subventions d’un montant compris entre 1 et 1,33 millions d’euros.
Certains font très forts. Ainsi l’Istituto Centrale delle Banche Populari Italiane (ICBPI)a reçu pour 180 millions d’euros en 5 subventions consécutives. En Italie encore, une compagnie sucrière a touché quant à elle la somme de 140 millions. En Irlande, l’entreprise Greencore, gros fabricant des produits de régimes Weight Watchers, a reçu elle 83 millions en 2008 soit la 4ème plus grosse subvention. En comparaison le français "Doux" producteur de volaille "plafonne" à 63 millions d’euros.
Harald von Wilzke, professeur d’économie et de commerce agricole à l’Université Humboldt de Berlin dénonce la largesse de l’Europe et affirme que ces montants ne sont pas justifiés ni dans le sens d’une politique sociale ni d’un point de vue environnemental (mise aux normes E.U).Par ailleurs la compagnie Smithfields Foods (Fortune 500 Compagny) basée dans l’état de Virginie s’invite en Pologne et en Roumanie. Géant de l’agribusiness, son PDG Joseph W. Luter III ne fait pas mystère de son crédo : "very, very big way, very, very fast". De fait en moins de cinq ans SFF a "convaincu" les politiques polonais et roumains et émarge aux subventions européennes.
Flahaut J.
(Source Washington Post)
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