Projection du film « Chagos-La Haye : l’odyssée d’un peuple »
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Un chantage à l’aide de l’État aux Régions ?
19 juin 2020

Pour avoir plus de chance de gagner la prochaine élection présidentielle, le président de la République serait prêt à reporter les régionales après les présidentielles, car il considèrerait que plusieurs présidents de Région sont des concurrents potentiels. Cette thèse est exposée dans un article du Figaro en date du 15 juin.
« Je vous aide si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous. Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires », aurait déclaré Emmanuel Macron, selon le récit de Renaud Muselier révélé par le Figaro.
« Une manière de renvoyer aux ambitions politiques de certains présidents de régions qui louchent sur la présidentielle, comme Xavier Bertrand (Hauts-de-France), Valérie Pécresse (Île-de-France) ou Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) ? », interroge le Figaro qui cite l’Elysée : « Le président a évoqué la question du calendrier électoral au regard de la mise en œuvre du plan de relance à l’automne, auquel les régions seront étroitement associées (…) Le président ouvre le débat dans l’intérêt général. On ne peut pas demander à ce que les régions participent au plan de relance mais qu’elles interrompent leur action pendant six mois à cause de la campagne ».
« C’est totalement déplacé de la part du président alors qu’on gère tous la crise. Il s’occupe de la présidentielle ou des Français ? », s’insurge un élu. Les régions demandent à l’État des compensations financières après la diminution de leurs recettes, du fait de la crise sanitaire. « Le chef de l’État nous fait un chantage ? C’est totalement anti-républicain », s’inquiète un autre président de région.
« Reporter des élections n’est pas un choix de convenance personnelle, ni du président de la République ni des présidents de régions. Il faut respecter le peuple », a notamment dénoncé Valérie Pécresse, citée par Le Parisien. Un son de cloche similaire à Xavier Bertrand dans Le Figaro : « Un jour, Emmanuel Macron veut changer la date de la présidentielle pour l’avancer, le lendemain il veut changer la date des régionales pour les reculer. Les élections, ce n’est pas un jeu de dés ! Derrière les élections, c’est le peuple, et le peuple on le respecte ».
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