Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Rassemblement devant la préfecture
5 avril 2012

Cette manifestation symbolique devant la préfecture, à quelques heures de l’arrivée du candidat sortant Nicolas Sarkozy, avait pour objectif « d’enterrer son bilan et sa politique », a indiqué un manifestant.
Hier devant la préfecture, les syndicats FSU, SAIPER, CGTR, ainsi que le Comité de soutien à Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé le « bilan désastreux » de Nicolas Sarkozy. Parmi les principales critiques, le détricotement de l’éducation, la hausse du chômage, notamment chez les jeunes, et la destruction du service public.
Gilles Leperlier : « Nicolas Sarkozy est le candidat de la casse sociale »
Nicolas Sarkozy est le candidat de la casse sociale, sa politique a depuis cinq ans brisé l’avenir des jeunes et de La Réunion. Son bilan économique est désastreux, après avoir creusé la dette, il a également participé à la destruction de l’emploi chez les jeunes et a conduit notre génération et celle à venir à la misère. Il faut plus que jamais se rassembler pour que, dans les prochaines semaines à venir, cela cesse avec la victoire de la gauche. D’autant plus qu’il faut rappeler que Nicolas Sarkozy a été le candidat qui n’a eu de cesse d’insulter les gens, avec le « Casse-toi, pauvre con », et les jeunes, en annonçant qu’il allait les balayer au karcher.
Jean-Yves Langenier : « On n’a plus rien à attendre de ce président sortant »
Je suis là suite aux conséquences de la politique de Nicolas Sarkozy qui a été une catastrophe économique et sociale. Aujourd’hui, le c’est mouvement de contestation contre cette politique, il est donc normal que je sois présent avec les travailleurs. Il ne faut plus casser le service public, car il est inadmissible qu’un fonctionnaire sur deux ne soit pas remplacé. Nicolas Sarkozy a durant cinq ans mis en place une politique désastreuse pour la population. Il peut venir et faire encore des promesses, mais le peuple tirera les conséquences lors des prochaines élections. Personnellement, je pense que la population partage le sentiment que l’on n’a plus rien à attendre de ce président sortant.
Marie-Hélène Dor : « La vision générale de Nicolas Sarkozy sur l’école est médiocre »
Nicolas Sarkozy n’est pas un candidat ordinaire, mais un président en exercice qui se présente à nouveau à l’élection présidentielle. Il doit donc rendre des comptes à la nation et à La Réunion. Il a effectué un travail méthodique de saccage. Nous ne sommes d’aucun parti pris, mais la politique menée depuis cinq ans est désastreuse. Le bilan dans l’éducation, ne serait-ce que dans les lycées, a desservi les élèves. En effet, entre 300 et 400 postes dans les écoles ont été supprimés. La réforme des lycées, des lycées professionnels et du Bac pro a amputé les perspectives d’avenir des jeunes. A La Réunion, les Bac pro et les formations professionnelles sont attractifs pour les jeunes, mais la politique de Nicolas Sarkozy a détruit toutes perspectives d’avenir des jeunes. En effet, le Bac pro était auparavant de 4 ans pour permettre aux jeunes de s’intégrer dans le marché du travail et de s’adapter aux conditions de travail, aujourd’hui, le Bac pro est de trois ans, ce qui réduit considérablement les besoins d’adaptation et d’intégration des jeunes. La vision générale de Nicolas Sarkozy sur l’école est médiocre.
Jean-Hugues Savigny : « Nicolas Sarkozy est le président du sinistre »
La mobilisation est mitigée, mais l’objectif était principalement symbolique. Nous voulions tous ensemble enterrer le bilan de Nicolas Sarkozy, ainsi que sa politique. Pour ne citer que trois exemples, le logement social est à son plus bas niveau de production, l’éducation est dépecée et désastreuse, et le chômage chez les jeunes a augmenté de près de 11 points depuis son arrivée. Tout ça avec une dette qui a explosé. Nicolas Sarkozy est le président du sinistre.
Maya Cesari : « L’intérêt économique a pris le pas sur la recherche et l’innovation »
La mobilisation contre la politique de casse de Nicolas Sarkozy est nécessaire à deux semaines de l’élection présidentielle. C’est surtout pour ça que je suis présente. Le sens symbolique ne porte pas préjudice à cette mobilisation contre le bilan de Nicolas Sarkozy. Dans l’enseignement supérieur et la recherche, on voit que les universités ont moins de moyens pour fonctionner, sous prétexte d’excellence. Car l’innovation et la créativité ont été étouffées par la politique de Nicolas Sarkozy. De même que le potentiel des petites équipes qui a été étouffé, ce qui est assez criant à La Réunion. Les nombreux appels d’offres du gouvernement, comme Labex ou Equipex, ont été désastreux pour la recherche à La Réunion et en France. L’intérêt économique a pris le pas sur la recherche et l’innovation.
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