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9 novembre : Assemblée plénière du Département
10 novembre 2022

Souhaitant préserver la coconstruction mise en place par la nouvelle mandature de Cyrille, Melchior, la conseillère départementale, Monique Orphé a tout de même critiqué les orientations budgétaires présentées lors de l’Assemblée plénière du 9 novembre 2022.
Pour l’élue de Saint-Denis, il est possible de "continuer de construire et d’apporter notre pierre à l’édifice" pour développer des politiques destinées à améliorer le cadre de vie des réunionnais(e)s. Cependant, elle fait un constat : "depuis un an, on ne s’y retrouve pas parce que lorsqu’on interpelle sur certains sujets qui touche notre territoire, on n’a pas l’impression d’être entendu".
Pour nous, "le compte n’y est pas", car les élus dionysiens déplorent le manque d’ambition du Département. Cette dernière a estimé que le Département met en avant de grandes actions et des résultats globaux, sans pour autant mettre en place des actions plus efficaces pour répondre aux problèmes des réunionnais(e)s.
L’élue a souhaité une meilleure répartition des fonds de la collectivité, afin qu’ils s’orientent vers un plus large public : "on a plus de 120.000 personnes qui sont en situation d’extrême pauvreté, quand on a 337.000 personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, je pense qu’il faut un plan d’action ambitieux".
Monique Orphé a également souligné l’absence de mesure dans le domaine de la santé mental. Évoquant le manque d’infrastructure et de prise en charge, l’élue a pointé du doigt des situations dramatiques nécessitant une réelle prise en considération de la problématique de la santé mentale.
Sa collègue, Brigitte Adame, a elle évoqué l’autisme et la détresse des familles, qui font face à des manques cruels de structure d’accueil et de soutien. "La Réunion est pénalisée, car le taux d’équipement est inférieur à celui de la France". Cette dernière a évoqué l’obligation pour la majorité des parents de devenir aidant de leur enfant, faute de soutien. "Le Département reste muet face à la détresse des familles et face à l’autisme" dans l’île.
Face à cette vague de critique, le président du Département, Cyrille Melchior, a assuré que la collectivité fait au mieux et en fonction de ces moyens. "On ne fait pas assez, mais un peu quand même" a assuré ce dernier, assurant que l’autisme et la santé mental sont des préoccupations de l’institution.
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