Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Paris donnera moins d’argent aux communes
8 décembre 2025, par

À plus de trois mois des municipales, les candidats se bousculent pour prendre la tête des communes de La Réunion, alors même que Paris impose une nouvelle cure d’austérité. Les budgets vont reculer, les marges d’action se réduire. Reste à savoir si ceux qui briguent le pouvoir auront le courage de dire la vérité : sans moyens, les promesses ne vaudront guère plus que du vent, à moins d’augmenter les impôts payés par les électeurs ou de restructurer profondément le budget.
« L’exécutif envisageait de retrancher 4,6 milliards d’euros aux budgets des collectivités. Nous ramènerons ce montant à 2 milliards, car ce sont elles qui assurent l’essentiel de l’investissement public », a déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), dans un entretien au Figaro, alors que les débats se poursuivaient dans l’hémicycle.
À La Réunion, la campagne municipale s’annonce sous haute tension. Alors que les candidats se multiplient pour tenir le fauteuil de maire, Paris s’apprête à réduire encore les ressources des collectivités. En clair : les communes disposeront de moins d’argent, et la pénurie organisée par l’État central devient l’horizon politique que devront gérer ceux qui prétendent incarner l’avenir local. Derrière les sourires, les affiches et les slogans, c’est donc un champ de bataille budgétaire que découvrira le prochain exécutif municipal.
Cette réalité, tout le monde la connaît, mais rares sont ceux qui osent la dire haut et fort. Les communes réunionnaises dépendent notamment des subventions de Paris. Quand Paris coupe, les maires se retrouvent en première ligne : moins de moyens pour l’emploi, pour les associations, pour les écoles, pour les quartiers. Et pourtant, à plus de trois mois des élections, on assiste à une véritable ruée vers les candidatures, comme si les finances étaient prospères et les marges de manœuvre illimitées. On se bouscule pour gérer… une pénurie.
La question centrale est simple : les candidats diront-ils la vérité aux électeurs ? Auront-ils le courage d’expliquer que les promesses faites sur les marchés, dans les réunions publiques ou devant les caméras ne pourront être tenues que de 3manières :
- en renonçant à ces promesses une fois élus,
- restructurer profondément le budget,
- ou en augmentant fortement les impôts locaux, que les mêmes électeurs devront payer.
Ce qui, dans un contexte où les familles réunionnaises font face à la vie chère causée par la surrémunération versée par Paris et aux pénuries d’emplois et de logements, reviendrait à leur demander de supporter une nouvelle charge imposée par un État qui, lui, refuse de financer à hauteur des besoins.
Il est facile de promettre des emplois, des recrutements, des chantiers, des services publics renforcés. Mais qui financera ? Comment maintenir des effectifs, investir dans les quartiers, soutenir les associations, entretenir les routes, développer les équipements sportifs et culturels sans moyens nouveaux ? Les communes sont déjà exsangues. Les marges sont réduites. Et c’est précisément ce que Paris impose : une austérité que les Réunionnais sentiront dans leur quotidien.
La vérité est que l’État transfère toujours plus de responsabilités aux collectivités tout en réduisant leurs ressources. Et pendant ce temps, certains candidats agitent les vieilles recettes clientélistes : promesses d’embauche, coups de pouce, offres d’avenir faites au détour d’un sourire. Mais chacun sait que ces méthodes, déjà contestables sur le fond, deviendront impossibles à financer dans la situation actuelle. À moins, encore une fois, d’augmenter les impôts. Le diront-ils ?
Dans les prochaines semaines, les électeurs devront faire face à un choix décisif : se laisser bercer par des discours séduisants mais irréalistes, ou exiger des candidats un discours de vérité. Parce qu’être maire demain, ce ne sera pas distribuer des faveurs : ce sera gérer une commune étranglée par les choix budgétaires de Paris.
Cette campagne devrait donc commencer par un constat lucide : La Réunion ne peut plus être la variable d’ajustement des politiques nationales. Les communes ne doivent pas être abandonnées à une austérité imposée de loin, sans considération pour les réalités sociales et les besoins du territoire. Tant que persistera le système néocolonial, les Réunionnais paieront la facture.
À l’heure où les candidatures fleurissent, une question demeure : qui aura la sincérité et le courage politiques de dire qu’un maire ne peut tenir debout sans les moyens nécessaires ? Qui expliquera que la bataille qui se joue ne se limite pas à un fauteuil, mais à la capacité d’assurer des services essentiels à la population ? Les Réunionnais méritent mieux que des illusions. Ils méritent la vérité. Et un projet de résistance face à une austérité qui menace de vider les communes de leurs forces vives.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Réunion en Inde des ministres du Travail et de l’Emploi des pays du BRICS
Les entreprises recherchent-elles avant tout des spécialistes de l’IA ?
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)