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La France mise au ban de l’Europe
18 septembre 2010, par

La rencontre au sommet des dirigeants des 27 pays de l’Union européenne, qui a débuté le 16 septembre, s’est principalement focalisée sur la politique française contre les Roms, roumains et bulgares.
Contesté pour sa politique contre les Roms, Nicolas Sarkozy s’est querellé avec le président de la Commission européenne qui avait menacé la France de poursuites judiciaires. Le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, est intervenu pour tenter de mettre un terme à la dispute entre Paris et Bruxelles au sujet des renvois de Roms.
Mésentente entre Nicolas Sarkozy et Manuel Barroso
Après avoir invité Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, à accueillir les Roms au Luxembourg, Nicolas Sarkozy a eu des échanges virulents avec Manuel Barroso, jeudi 16 septembre. Le quotidien "Le Parisien" révèle que « les propos outranciers très violents entre José Manuel Barroso et le chef d’État français auraient été prononcés au cours d’un déjeuner de travail », selon le Premier ministre bulgare. Un diplomate explique que « José Manuel Barroso a rappelé et vigoureusement défendu l’institution et le rôle de la Commission ».
Tentant de calmer le jeu, Herman Van Rompuy n’est pas revenu sur la décision de la Commission européenne de poursuivre en justice la France. En cause, entre autres, les mesures prises, la circulaire de Brice Hortefeux envoyée le 5 août aux préfets où les Roms avaient été nommément cités, reformulée depuis.
Angela Merkel dément les propos de Nicolas Sarkozy
Pour prouver le bien-fondé de sa politique, Nicolas Sarkozy a pris à défaut la chancelière Angela Merkel : « Mme Merkel m’a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l’évacuation de camps, nous verrons à ce moment-là le calme qui règne dans la vie politique allemande. Je dois dire que j’ai été très sensible au soutien complet, total et entier une fois encore d’Angela Merkel sur cette question comme sur tellement d’autres ».
Cette déclaration a été rapidement contestée par un diplomate allemand qui a indiqué : « L’Allemagne n’a, à aucun moment, au cours du Sommet européen, fait de quelconques déclarations sur de quelconques camps de Roms ou d’évacuations en Allemagne ». Dans la soirée, la chancelière a démenti les propos du président de la République. Le porte-parole d’Angela Merkel a ajouté que cette dernière n’avait pas parlé de camps de Roms en Allemagne avec Nicolas Sarkozy, « ni lors du Conseil européen, ni lors d’entretiens en marge ».
Céline Tabou
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