Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie pour construire l’avenir de La Réunion
5 août, parPlus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
L’opposition se divise dès la première assemblée du Conseil régional
16 décembre 2015, par

48 heures après le second tour des élections régionales, Huguette Bello assiste impuissante à l’éclatement de son groupe. Le PCR n’est donc pas seul à penser que l’ancienne maire de Saint-Paul n’est pas rassembleuse, et que le choix de la placer comme tête de liste a empêché une victoire assurée contre Didier Robert. En effet, plus de la moitié des élus de la liste qu’elle conduisait formeront un groupe distinct dès l’installation du nouveau Conseil régional. Huguette Bello sera donc dans un groupe minoritaire au sein de l’opposition. Son parti PLR n’a eu que deux élues. C’est insuffisant pour s’imposer au LPA.
La capacité de rassembler ne se mesure pas seulement pendant une campagne électorale, mais aussi dans l’assemblée qui en découle.
En 2010, les élus de la liste de l’Alliance conduite par Paul Vergès étaient des représentants de plusieurs partis et de la société civile. Lors de la première séance du Conseil régional issue des élections, ils étaient soudés, car ils étaient sur une liste conduite par un rassembleur. Ils avaient présenté un seul candidat à la présidence. Ce n’est qu’au bout de plusieurs années que trois élus ont choisi de quitter le groupe. Ils n’ont pas formé un nouveau groupe d’opposition mais sont allés rejoindre directement la majorité. Ils ont donc totalement changé d’orientation politique, en décidant de soutenir ceux qu’ils combattaient.
Cette année, la situation est totalement différente. Avant même la tenue de la première assemblée plénière, le liste Bello a déjà éclaté en deux groupes.
Dès le soir de la défaite, les langues se sont déliés du côté de la liste Bello. Thierry Robert a constaté les résultats du second tour des élections régionales dans différentes communes. « Huguette n’a pas fait le travail à Saint-Paul. En tout cas, nous on ne peut pas nous reprocher de ne pas avoir fait notre job », déclare le colistier de Huguette Bello dans le « Journal de l’île » du 14 décembre. Et d’enfoncer le clou : « Huguette Bello est tête de liste, elle porte la défaite ». Pour sa part, Margie Sudre avait affirmé dimanche soir sur Antenne Réunion que le résultat aurait pu être différent si Thierry Robert avait été tête de liste, ce qui signifie en creux si Huguette Bello n’avait pas été tête de liste. Quant à Mario Lechat, représentant du LPA de Thierry Robert, il a indiqué que son parti n’avait pas vocation à fusionner. Voilà qui laissait présager une première scission au sein de l’opposition.
Cette orientation semble se confirmer, avec la création d’un groupe LPA. Interrogée hier sur Réunion Première, Huguette Bello a abondé dans le même sens. Sur 16 élus, 8 sont donc déjà partis. La présidente de PLR sera donc dans un groupe au sein de l’opposition, à la composition très hétéroclite : 2 élus PS, 2 PLR, 1 MCR, 1 UDSA, 1 EELV et 1 Progrès. Au final, la représentation de PLR sera donc de deux personnes dont Huguette Bello.
Ce résultat est bien loin des prévisions flamboyantes des commentateurs de la première assemblée de PLR en septembre 2012. À l’époque, le « Journal de l’île » avait titré sur « la machine de guerre électorale de Huguette Bello ». Pour les observateurs, elle allait prendre le leadership de ce qu’ils appellent la gauche.
Trois ans plus tard, PLR n’aura donc que deux élues à la Région, dans un des deux groupes d’une opposition divisée. Seul lot de consolation, l’exclusion du PCR pour avoir dit une vérité.
Après la défaite de dimanche, Bello n’a même pas réussi à garder ses colistiers unis pendant 48 heures. C’est le second résultat du choix d’une tête de liste pas rassembleuse. Et, ce n’est pas fini.
Plus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
Mézami souvan défoi kan mwin lé an parmi l’moune mi poz amwin késtyon. Mi domann amwin si mi rapèl koman lo moune lété néna in bonpé d’tan. Mi (…)
In kozman pou la rout
L’île-fracture : l’aménagement en question (2/5)
Utilisons nos atouts pour faire baisser les prix et diminuer notre dépendance
Plus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie (…)
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Combattre les causes du chômage de masse
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial