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La crise en Europe
30 novembre 2010, par

Ces derniers jours, plusieurs manifestations contre les plans d’austérité se sont déroulées en Grande-Bretagne et en Irlande. La conséquence des mesures annoncées, c’est de faire payer par les citoyens les pertes provoquées par les spéculateurs et par la politique des gouvernements.
Face aux mesures gouvernementales visant à augmenter les frais d’inscriptions d’ici 2012, des milliers d’étudiants se sont réunis dans les rues de Londres, pour contester cette mesure. Première cible des manifestants, les libéraux démocrates, menés par le vice-premier ministre Nick Clegg, qui s’était engagé à ne rien augmenter.
En Grande-Bretagne, c’est en juin que le ministre des Finances, George Osborne, avait dévoilé son projet visant à diminuer le déficit budgétaire en cinq ans. Parmi les mesures d’austérité figure la hausse des droits d’inscriptions à l’université.
Phénomène rare en Angleterre, des milliers d’étudiants ont tenu à exprimer leur colère face à une politique de rigueur, creusant encore plus les inégalités. La loi sera présentée dans quelques jours au Parlement, d’ici là les étudiants ont promis de se faire entendre.
Les étudiants payent les erreurs des banques
Même pas salariés, les étudiants vont devoir endosser la responsabilité d’un système défaillant. La crise économique et financière internationale a eu un impact conséquent au Royaume-Uni, conduisant le nouveau gouvernement de David Cameron, à lancer une série de mesures.
Les étudiants devront faire face à une hausse des frais d’inscription à l’université dans la totalité des établissements du pays. De plus, les dirigeants de certaines facultés seront libres de multiplier par 3 les frais d’entrée. Les montants pourront être fixés à 6.000 livres maximum, soit 7.000 euros l’année. Dans certains cas exceptionnels, stipule le projet de loi, les facultés auront le droit de taxer les étudiants à hauteur de 9.000 livres, soit plus de 10.000 euros.
Leurs voisins irlandais également dans les rues
Plus de 100.000 personnes ont manifesté, samedi 27 novembre à Dublin, contre le programme d’austérité annoncé par le gouvernement de Brian Cowen. « Les Irlandais ont accueilli, furieux, le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, finalisé hier à Bruxelles », a expliqué Pierre Barbancey, journaliste à "L’Humanité".
La tension monte entre les forces de l’ordre et les manifestants. Ces derniers refusent le nouveau plan qui prévoit, d’ici à 2014, 15 milliards d’euros d’économies budgétaires et de hausses d’impôts, soit près de 10 % du produit intérieur brut (PIB). De plus, les allocations de chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, qui devrait connaître une baisse de 12 %.
Face à ces mesures draconiennes, le gouvernement va également supprimer 25.000 emplois publics. Les manifestants se sont dits prêts à se mobiliser, « on ne sait pas ce qui va se passer mais une chose est certaine, on va avoir des problèmes, rien qu’à cause des prêts que chacun a pu contracter pour acheter un logement ou une voiture », a déploré un manifestant.
Céline Tabou
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