Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le plus gros scandale
2 décembre 2015

Lors de la conférence de presse tenue hier par Pour une Réunion nouvelle, Catherine Gaud a expliqué l’ampleur du scandale de la nouvelle route du littoral.
En 2010, Didier Robert a arrêté le projet de route du littoral qui était prévu dans les accords de Matignon1. Elle était financée, et il n’y aurait pas eu ce décalage pour embaucher les Réunionnais. En plus le tram-train était prévu.
L’accord de Matignon2 signé par Didier Robert fait perdre plusieurs centaines de millions d’euros aux Réunionnais, car toutes les augmentations de coût seront prises en charge à 100 % pour la Région. Et toujours pas d’expertise financière pour estimer le coût de la NRL alors que c’était fait pour le tram-train.
« Le projet de NRL revient comme un boomerang. Les événements nous donnent raison », constate Catherine Gaud. « La Région paie le prix d’un choix obstiné fait avec beaucoup de légèreté. Comment lancer le chantier sans avoir la matière première ?
On voit arriver des roches pas seulement massive de Madagascar sans que le coût ait été estimé. Le choix fait voler en éclat la décision de la commission d’appel d’offres ».
« La commission appel d’offres avait choisi le moins disant Bouygues-Vinci car il n’y avait pas d’importation de galet. Etait-ce bien sincère ? Les élus n’ont pas eu les documents avant et après la commission d’appel d’offres. Yasmina Panshbaya a refusé de prendre part au vote. Là-dessus pèsent des problèmes majeurs que nous pouvons financièrement payer très cher ».
Elle rappelle qu’en 2013 « Paul Vergès avait annoncé qu’il y avait des démarches pour l’ouverture d’une carrière à Madagascar pour alimenter le projet de la route en mer. La Région avait alors démenti cette information. Aujourd’hui, la réalité a fini par s’imposer.
Sur le dossier de l’importation de roches malgaches, « la Région se substitue au groupement défaillant et va assumer le coût, est-ce légal ? »
Enfin, Didier Robert semble découvrir qu’il existe un index du BTP, « qui augmente entre 2 et 3 % par an ». « Légèreté ou malhonnêteté ? », poursuit la candidate de Pour une Réunion nouvelle, « sans oublier les aléas de chantier, avec un sous-sol bien différent dans l’océan Indien ».
La Chambre régionale des comptes prévoit un surcoût de plusieurs centaines de millions, ce qui fait dépasser les 2 milliards. La facture pourrait donc très bien être comprise entre 2,3 et 2,5 milliards donc un coût très important pour les Réunionnais.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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