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Inauguration de la Fête de l’Humanité 2018
15 septembre 2018, par

C’est jeudi après-midi que la Fête de l’Humanité a été inaugurée par un discours de Patrick Le Hyaric, directeur du journal fondé par Jean Jaurès.
Une “humanité nouvelle” : c’était le vœu de Jean Jaurès, fondateur de l’Humanité, qui ne savait pas à quel point son idéal rejoindrait un jour l’aspiration des forces de progrès du début du 21e siècle. C’est ce qu’a souligné Patrick Le Hyaric dans l’allocution inaugurant la 83e Fête de l’Humanité, devant les équipes de “bâtisseuses et bâtisseurs” qui ont travaillé depuis des mois à faire de cette fête un rendez-vous des luttes toujours plus dynamique et solidaire.
130 pays sont présents cette année, dans un Village du Monde résonnant des luttes des Kurdes, des Palestiniens et tous les peuples qui, comme les Chagossiens, présents dans le stand du PCR au travers des articles de Témoignages, résistent de toutes leurs forces au rouleau compresseur capitaliste et colonial.
La Fête de l’Humanité est aussi un moment fort de solidarité envers les prisonniers politiques du monde entier, comme Marwan Barghouti, Salah Hamouri et tant d’autres (Mumia Abou Jamal aussi) qui, dans le monde comme il tourne, peuvent se retrouver derrière les barreaux pour avoir seulement défendu les droits humains les plus élémentaires. Cette fête commence alors que le Président Macron vient de reconnaître le crime d’Etat perpétré contre Maurice Audin en 1957, ouvrant les portes des archives militaires à tous les chercheurs de vérité sur la disparition du jeune mathématicien communiste, enlevé et torturé par l’armée coloniale dès les premiers mois de la lutte du peuple algérien pour son indépendance.
Une place Maurice Audin sera inaugurée au premier jour de la fête (vendredi), en présence de la veuve de Maurice Audin et de nombreux soutiens à sa lutte courageuse, comme le député Cédric Villani. Le stand de l’Agora de l’Humanité débordait jusqu’aux allées voisines d’une foule de militants et amis du journal l’Humanité, dont le directeur Patrick Le Hyaric a rappelé qu’il a fait l’objet de saisies et de pilonnages pour avoir dénoncé les crimes du colonialisme français en Algérie. Une situation que Témoignages connaît bien pour l’avoir subie dans les années 60.
Il a évoqué les méfaits d’un capitalisme prédateur et carnassier contre les peuples, mais aussi toutes les raisons que ces derniers ont de refuser le sort qui leur est réservé par une ultra-minorité de parasites assistés. Vendredi (demain), ce sera l’ouverture au public et les premiers débats ; premières rencontres aussi dans le Village du Monde, où le PCR & Témoignages côtoient les Algériens du P.A.D.S, les Vietnamiens et le journal Justice. Venez nombreux !
Kalouma (correspondance)
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