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4 milliards d’euros sur 10 ans pour la Guyane
1er avril 2017, par

4 milliards d’euros sur 10 ans pour la Guyane, c’est la promesse de l’État pour calmer le mouvement social. À La Réunion, le taux de chômage est plus important et la population trois fois plus nombreuses, cela veut donc dire que Paris devra mettre sur la table 14 milliards d’euros sur 10 ans. Concernant les autres départements d’outre-mer, sur la base du recensement de la population, cela voudra dire 6 milliards pour la Guadeloupe, 6 milliards pour la Martinique et 6 milliards pour Mayotte. Autrement dit, le gouvernement doit sanctuariser 36 milliards d’euros sur 10 ans pour que l’égalité entre chaque citoyen d’outre-mer soit respectée. Rappelons que ce gouvernement a fait voter une loi dite « d’égalité réelle » qui consacre justement le principe d’égalité entre citoyens de l’outre-mer.
En Guyane, le gouvernement a été contraint par la pression populaire à envoyer deux de ses membres : Mathias Feckl, ministre de l’Intérieur, et Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer. Devant une foule nombreuses, cette dernière a dû présenter les excuses de l’État « au peuple guyanais ». La venue de ses émissaires de Paris a permis de relancer des négociations bloquées, sur fond de grève générales et de grandes manifestations. Pour tenter de convaincre les Guyanais, quels sont les arguments de Paris. Dans son édition du 29 mars, « les Echos » apporte les précisions suivantes :
« Soucieux de trouver une issue à la crise qui paralyse ce territoire, le ministre de l’Intérieur Mathias Fekl et la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts seraient en mesure de poser sur la table des négociations un pacte de développement de la Guyane de 4 milliards sur un peu moins de 10 ans. « L’équivalent de 400 à 500 millions d’euros par an », traduit l’un des négociateurs. Une chiffre néanmoins contesté par Matignon qui préfère d’abord discuter projet par projet.
Voilà qui conclurait par le haut le feuilleton du pacte pour la Guyane promis par François Hollande à la fin 2013. Après de multiples reports et des chiffrages allant de 1 à plus de 3 milliards d’euros, l’Etat avait fait une proposition fin 2016. Les élus locaux le jugèrent alors trop faible et pas opposable. Le président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) Rodolphe Alexandre refusa de le signer, réclamant la construction de lycées et collèges, la réalisation d’une deux fois deux voies ou la rétrocession de 200.000 hectares de terrain de l’Etat.
sur l’avenir du centre médical de Kourou et de l’hôpital de Cayenne, un établissement moderne mais à la trésorerie fragile et en manque d’investissements qui profitera de 20 millions d’euros d’aide. Enfin, la CTG, dont les finances sont plombées par 8 % de croissance annuelle des dépenses sociales, sera épaulée au-delà des 14 millions d’euros déjà dégagés par le fonds de compensation du RSA ».
4 milliards d’euros sur 10 ans pour la Guyane, c’est la promesse de l’État pour calmer le mouvement social. À La Réunion, le taux de chômage est plus important et la population trois fois plus nombreuses, cela veut donc dire que Paris devra mettre sur la table 14 milliards d’euros sur 10 ans. Concernant les autres départements d’outre-mer, sur la base du recensement de la population, cela voudra dire 6 milliards pour la Guadeloupe, 6 milliards pour la Martinique et 6 milliards pour Mayotte. Autrement dit, le gouvernement doit sanctuariser 36 milliards d’euros sur 10 ans pour que l’égalité entre chaque citoyen d’outre-mer soit respectée. Rappelons que ce gouvernement a fait voter une loi dite « d’égalité réelle » qui consacre justement le principe d’égalité entre citoyens de l’outre-mer.
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