Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Le communiste réunionnais est un militant de l’union
11 mai 2009, par

Paul Vergès a clôturé le 6ème Congrès du PCR en lançant un vibrant appel à lutter constamment pour que l’union triomphe dans le pays.
« Savigny, Laude… ne se battaient pas pour un mandat d’élu, ils se battaient pour le liberté, pour faire respecter les Réunionnais dans leur pays », c’est par ce vibrant hommage à des camarades assassinés par les forces de répression à La Réunion que Paul Vergès a rappelé la responsabilité historique qui incombe au PCR dans l’union des Réunionnais pour faire respecter les libertés fondamentales, et pour faire avancer le pays vers le développement. C’est cette bataille livrée dans des conditions très difficiles qui a forgé l’influence et la solidarité du PCR, ajoute un des fondateurs du Parti communiste réunionnais. « Ces 50 ans ont fait le tri entre ceux qui entrent dans un parti pour un mandat et ceux qui entrent dans un parti pour lutter pour la liberté, l’égalité et la responsabilité », ajoute Paul Vergès.
Et ces 50 ans ont vu se succéder de nombreux partis ayant comme point commun de prendre leurs ordres à Paris. C’est ce qui fonde la différence du PCR, le parti qui a été créé voici 50 ans parce que ses fondateurs ont considéré que « la lutte pour la libération de la société réunionnaise ne peut être faite que par les Réunionnais, pour les Réunionnais », ajoute en substance Paul Vergès.
Il rappelle ensuite les perspectives qui attendent la nouvelle direction du PCR. C’est une crise mondiale qui va s’amplifier alors que dans le même temps, le problème essentiel reste la pauvreté de la population réunionnaise, à 52% sous le seuil de pauvreté. Le Congrès a considéré que le Parti doit prendre « la tête d’une croisade contre la pauvreté », rappelle Paul Vergès. Il met aussi le doigt sur les profonds changements que connaît le monde, du fait de la croissance démographique, des bouleversements climatiques et de la mondialisation. Des données qu’une « conspiration du silence » veut cacher aux Réunionnais.
Après avoir rappelé les principaux enjeux des prochaines élections européennes, Paul Vergès a souligné qu’une condition essentielle de la victoire du pays dans la lutte pour son développement est de lutter contre les inégalités dans la société. Des inégalités dont certaines proviennent des séquelles de plus de trois siècles d’esclavage et de colonisation. De cette période de notre Histoire, il ressort qu’aujourd’hui, la majorité des plus pauvres sont des descendants d’esclaves ou d’engagés, c’est-à-dire d’êtres humains qui dans la souffrance ont construit La Réunion sans qu’il soit possible de savoir où sont leurs sépultures.
« L’objectif de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise est d’en finir avec ce passé colonial. Notre fierté, c’est que nos ancêtres sont venus de partout », précise en substance Paul Vergès. « Tous les communistes doivent être des militants, égaux entre eux et qui se respectent », poursuit-il, « c’est le message de ce Congrès. La condition de l’alliance de tout le monde, c’est de respecter notre voisin, même s’il ne pense pas comme nous », ajoute Paul Vergès avant de conclure : « C’est un message de combat et d’espoir, nous allons enfin construire notre Réunion développée, libre et solidaire ».
M.M.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture