La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
Pour une politique des déplacements sécurisés au service de tous les Réunionnais
24 septembre 2012

Invité hier soir dans le journal de Télé Réunion 1ère, le sénateur communiste a rappelé la « responsabilité écrasante des politiciens » qui ont remis en cause le projet d’autonomie énergétique du pays et celui du tram-train de Saint-Benoît à Saint-Joseph, ainsi que le projet de liaison routière entre le Nord et l’Ouest tel qu’il avait été élaboré par les services de l’État dont c’était la compétence il y a une demi-douzaine d’années. Il a exprimé le souhait que le président de la République respecte au plus vite ses engagements exprimés à Saint-Louis le 1er avril dernier pour un développement durable de La Réunion.
Interrogé sur le projet de 3ème route littorale entre Saint-Denis et La Possession, que prétend réaliser la nouvelle Direction de la Région mise en place par des responsables socialistes à La Réunion, Paul Vergès a d’emblée déclaré qu’il est « plus que jamais opposé à ce projet ». En effet, ce viaduc en mer que veut lancer Didier Robert et ses complices est une erreur aussi grave que celle des responsables politiques dans les années 50, lorsqu’ils ont supprimé le chemin de fer et fait construire une route littorale au pied de la falaise.
Paul Vergès a expliqué que cette nouvelle route à six voies est une « erreur fondamentale sur les plans financier, technique et environnemental », qui va « hypothéquer l’avenir de La Réunion durant le siècle à venir ». Et cela notamment du fait de son « insécurité totale en raison de la montée du niveau de l’océan Indien qui, selon tous les spécialistes, va créer un danger considérable ».
Un tunnel sous la montagne
En souhaitant que l’on ne refasse donc pas la même erreur qu’il y a une soixantaine d’années, le sénateur communiste réunionnais a rappelé que, pour le même prix qu’à l’époque, on peut réaliser aujourd’hui une liaison sécurisée entre le Nord et l’Ouest de l’île en creusant un tunnel sous la montagne. Et il a demandé que cette solution juste soit mise en œuvre pour assurer des déplacements sécurisés au service de tous les Réunionnais.
Dans le cadre d’une telle politique des déplacements liée à un développement durable, Paul Vergès a exprimé le souhait que le chef de l’État applique au plus vite les engagements qu’il a pris durant sa campagne électorale à Saint-Louis en faveur des projets du Parti communiste réunionnais, et notamment le tram-train. Et « qu’il évite une catastrophe avec un projet aussi fou qu’un viaduc en mer ».
Correspondant
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