Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
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Violence institutionnelle à l’encontre d’élus locaux ?
23 juillet 2009

Le 10 mars dernier, ’Témoignages’ publiait un communiqué d’Éric Fruteau, maire de Saint-André. Ce dernier constatait que l’État n’a pas tenu compte des propositions d’investissements faites par les élus municipaux, et a décidé sans les consulter de co-financer un autre projet qui n’a pas été mentionné par les élus. Le projet proposé par la commune était un investissement de 3 millions d’euros. Pour quelle raison l’État a choisi de ne pas écouter les élus ? Simple souci d’économie ou violence institutionnelle ? Voici des extraits de ce communiqué.
« Le 3 février dernier, le Secrétaire d’État à l’Outre-mer dévoilait “les réponses de l’État à la crise”. Elles devraient se traduire à La Réunion par un engagement de 25,9 millions d’euros pour financer 12 projets.
Parmi eux, la reconstruction du pont de Bois-Rouge, décidée, actée et annoncée de façon unilatérale par le gouvernement.
Comme l’ensemble des communes de La Réunion, Saint-André a été sollicitée par les services de l’État pour faire connaître les projets rapidement opérationnels portés par notre collectivité en vue d’abonder le carnet de commandes des secteurs du BTP fragilisés par la crise.
Cette consultation nous a permis de soutenir la construction de l’École des Salazes, située en Zone Urbaine Sensible dans le quartier de Milles Roches.
Un établissement indispensable compte tenu de la croissance démographique sur notre commune (+19% par an), de nos prérogatives en faveur de l’éducation et de la jeunesse.
Ce projet dont le coût est évalué à près de 3 millions d’euros constitue un investissement conséquent et essentiel. Aménagement du territoire, redynamisation des quartiers enclavés, accès aux savoirs pour tous, épanouissement humain… telle est l’urgence que nous avons défendue auprès du gouvernement.
Le gouvernement a opté pour un chantier auquel nous ne sommes pas opposés, mais dont l’étude est encore en cours et que nous n’avons pas mentionné. Et son choix, nous l’avons appris dans la presse. (…) ».
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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Messages
28 juillet 2009, 22:15
Ce pont, est-il public ou privé ?