Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Manuel Valls ou l’insupportable légèreté d’un acteur politique :
24 février 2016

La réforme du Code du Travail proposée par le gouvernement, c’est « la liberté du renard dans le libre poulailler ». C’est une grave remise en cause des acquis inscrits dans toutes les conquêtes sociales, en particulier le programme du Conseil national de la Résistance.
Lisez, jugez. C’est Manuel Valls qui a écrit tout ce qui suit après ce commentaire.
Le changement, c’est maintenant MAIS pas dans le bon sens.
Faire semblant de croire que, dans l’entreprise, le salarié, face à son employeur, se trouvera dans une relation permettant une négociation équilibrée, équivaut à plaider en faveur de « la liberté du renard dans le libre poulailler ».
Souvenons-nous, il y a qques semaines, le moderne et sémillant Emmanuel Macron, nous expliquait que les ouvrières d’une usine en difficulté étaient quasiment illettrées. Qques mois plus tard, l’hyper moderne Valls décrète que le salarié pourra désormais, en tête à tête (ou en très petit groupe) « discuter avec son employeur sur un pied d’égalité pour que « tout ne se décide plus depuis Paris ». Si je ne crois pas aux déclarations injurieuses d’E. Macron, je ne crois pas non plus que les salariés des TPE et PME disposent des formations et informations leur permettant de faire jeu égal avec leur employeur.
Tenter de faire croire que cette loi va renforcer les libertés des salariés est une nouvelle duperie d’un gouvernement se prétendant “de gauche” alors qu’il ne fait que répondre aux incessantes objurgations du Medef. (Témoignages avait, il y a 10 ans déjà, publié une tribune parue dans “Challenges” (Groupe Nl-Obs) signée de Denis Kessler, alors nº 2 du Medef. D. Kessler y expliquait qu’il était urgent de « détricoter » la Charte du Conseil National de la Résistance, bien trop protectrice, à ses yeux, pour le salariat.
Pouvait-il espérer alors que ce serait la “gauche moderne et donc décomplexée” qui lui ferait le cadeau de réaliser son rêve tout en proclamant renforcer les droits des salariés ?
Pour ma part — et je rêve ardemment d’être dans l’erreur — cette “gauche moderne” est l’émule d’un Gerhard Schrœder. Ce chancelier qui, après avoir démantelé les droits sociaux, affaibli durablement le mouvement syndical, a remis les clés du pouvoir aux conservateurs pour des années. Lesquels conservateurs ne tarissent pas d’éloges sur le courage réformateur de Schrœder.
Jean
NB : J’ai reproduit la tribune de Valls telle qu’elle est publiée sur son propre compte Facebook. Le lien permet à chacun d’aller à la source.
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