Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Reconduction du tandem Sarkozy-Fillon
18 novembre 2010, par

Le maintien de la même direction et de la même politique, et le repli sur la frange la plus dure de l’UMP : le remaniement ministériel contient tous les ingrédients de la défaite de Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle. Désormais, personne ne croit qu’il sera capable de se maintenir au pouvoir après 2012.
En plus de trois années, la situation s’est considérablement aggravée sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ainsi, la politique des cadeaux fiscaux aux plus riches et les suppressions massives de postes de fonctionnaire ont fait exploser les déficits. En 2007, il était de 51 milliards d’euros. Fin 2009, il était estimé à 143 milliards, soit quasiment un triplement.
À La Réunion, la situation s’est aggravée de manière encore plus rapide. Le gouvernement a en effet décidé de réduire considérablement ses efforts dans les incitations fiscales visant à favoriser les investissements dans l’Outre-mer. Notre île subit en plus les conséquences du retrait d’un plan d’investissement de 2 milliards d’euros de fonds publics avec la suppression du tram-train et le retard de plusieurs années du début du chantier de la nouvelle route du littoral.
Il reste donc moins de 18 mois avant la prochaine présidentielle, et cela fait déjà près de 6 mois qu’il est question d’un changement de gouvernement. Jamais un chef de l’État n’a atteint de tels sommets d’impopularité pour un premier mandat, et il est même largement distancé par son Premier ministre.
Ce remaniement était donc très attendu.
Mais c’est quasiment la même équipe qui est reconduite. Et lors de son intervention à la télévision, le président de la République a tenté de rééquilibrer la situation, face à un Premier ministre bien plus populaire que lui.
Les seuls changements sont un repli sur la frange la plus dure de l’UMP. Les centristes ne sont plus là, tout comme les ministres dits d’ouverture vers le PS. C’est donc sur cette équipe que Nicolas Sarkozy va s’appuyer pour préparer la prochaine présidentielle dans 18 mois. Il mise donc pour cela sur une nette amélioration de la situation économique. C’est en effet ce qu’il a laissé entendre lors de son intervention à la télévision mardi. Car à entendre Nicolas Sarkozy, le chômage diminuera l’an prochain.
Ce choix est contesté. Les critiques ne proviennent pas seulement des forces progressistes, elles se font entendre au sein même de la majorité. Quant aux centristes, ils sont les déçus de ce remaniement.
Cette recomposition diminue les capacités de rassemblement de l’UMP pour la présidentielle. De plus, elle reconduit à Matignon celui qui depuis trois ans met en œuvre une politique de casse sociale aux côtés de Nicolas Sarkozy. La réforme des retraites en est l’illustration, et cela va encore se manifester lors du prochain budget. Les prochains mois seront donc marqués par une offensive sur le plan de la communication afin de masquer la poursuite d’une même politique. Mais avec la reconduction de l’attelage Sarkozy-Fillon, plus personne ne croit que le président de la République sera réélu en 2012.
M.M.
100 milliards en 3 ans
Le gouvernement a prévu de diminuer le déficit de 100 milliards en 3 ans. Cela signifie ramener la dette publique à son niveau de 2007, quand Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir.
Fin 2007, cette dette s’élevait à 51 milliards, et fin 2009, elle est passée à 143 milliards. La crise n’est pas responsable de cette situation. C’est la conséquence de choix politique.
Voilà donc les conditions dans lesquelles Nicolas Sarkozy prend la tête du G20.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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Messages
18 novembre 2010, 02:06, par Zenitude 0000001
Sans vouloir jouer les rabat-joie, combien de phrases de cette nature ont été prononcées, comme autant d’espoirs déçus ? Car tous se sont évanouis, soufflés par la sanction des urnes.
Ainsi en alla-t-il de 2002 quand personne n’imaginait Le Pen au second tour.
Ainsi en alla-t-il de 2007 quand personne ne voulait de Sarko ( tss ( tout sauf Sarko) résonnait encore, croyait-on, dans les couloirs de l’ ump), croyait-on.
Plus personne ne croit d’une victoire de Sarko en 2012 est l’énoncé d’une illusion.
Croyez bien que dans les rangs de la majorité présidentielle, ils sont nombreux à travailler de pied ferme pour sa réélection. Et ils useront de tous les pouvoirs (institutionnels, politiques) que leur position dominante leur confère ; ils useront (car ils sortent néanmoins un peu estourbis de ces semaines aux millions de Français dans les rues) de leur possibilité de rallier à eux les indécis dérivants vers l’extrême-droite en chauffant au rouge le fer du sentiment xénophobe ; ils appelleront staliniens et marxistes ( oh ! insulte suprême) ceux qui chercheront à (ré)ouvrir la voie qui conduit vers une société plus juste. ( Marx, vous l’avez remarqué, est devenu dans le lexique ump, et dans l’imaginaire collectif français un personnage maudit, à l’instar de Judas chez les Chrétiens. Il faut dire que les Français ont été "démarxiscisés", de manière discrète d’abord, à l’instar du héros de "Shutter Island" qui ne se doute pas qu’il va être lobotomisé. Vont-ils se réveiller de leur léthargie lorsqu’ils comprendront qu’en ce moment, même un Strauss-Kahn pourrait se voir affublé de cette épithète de "marxiste" par un Baroin inspiré par la muse du pouvoir sarkozien ? Rien n’est certain, car le traitement, on le constate, fonctionne si bien que le colosse ultra-libéral dresse statue monolithique devant laquelle aujourd’hui chacun s’incline. )
Alors, si la gauche, l’opposition veut gagner, c’est par la préparation d’un programme sans faille qu’elle le fera. Travail d’intellectuels, de sociologues, d’économistes constructifs, de militants qui doit être mené quotidiennement.
Et en aucun cas, il ne faut imaginer son adversaire battu d’avance. Il existe une règle dans les sports de combat (judo et autre karaté) : le combattant ne doit jamais méjuger des forces de son adversaire.
Excusez mon ton un peu prétentieux de donneur de leçon, mais j’aimerais bien que 2012 ne ressemble vraiment pas à 1995, 2002, 2007...