Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Conférence de presse de l’intersyndicale des TOS
28 juillet 2004

« Chat échaudé craint l’eau froide ! Des mensonges, on en a déjà eus, et on reste mobilisés ! » Suite au revirement de situation intervenu dans le énième épisode du dossier du transfert des TOS, ces derniers font savoir clairement qu’ils campent sur une position dont ils n’ont pas dévié d’un iota depuis un an : non au transfert des TOS.
L’ultime parade trouvée par le gouvernement à l’opposition très forte à son projet de décentralisation consiste à masquer le transfert des TOS derrière une condition de rattrapage des effectifs. Mais l’intersyndicale des TOS, réunie hier à Saint-Pierre, a montré qu’elle n’est pas dupe.
Comme le fait remarquer l’intersyndicale, cette histoire de rattrapage n’est qu’une façade. En effet, il manque actuellement 260 postes de TOS dans les collèges et 140 dans les lycées, soit un déficit de 400 postes. Quand et comment va-t-on effectuer ce rattrapage ?
Le silence du gouvernement sur ce sujet est éloquent. D’autant que le gouvernement ne pipe mot sur le sort des 1.400 CES et CEC et des contractuels.
L’intersyndicale s’appuie également sur la démographie et la nécessité de construire un lycée tous les 18 mois et un collège tous les ans, ce qui représente des dizaines de créations de postes à chaque fois. Qui prendra en charge ces postes quand bien même il y aurait rattrapage ?
Qu’il n’y ait pas de transfert au 1er janvier, l’intersyndicale en prend acte. Mais pour autant, la mobilisation est plus que jamais de rigueur. Dans un premier temps, les représentants des TOS vont demander une entrevue au préfet, avec les présidents de la Région et du Département, et ils souhaitent également obtenir une entrevue avec le président de la République.
Les syndicalistes rappellent également que lors des grèves de l’an dernier, Jean-Pierre Raffarin avait déclaré que la rue ne gouverne pas. Visiblement, les urnes non plus ne gouvernent pas, puisque le gouvernement ne tient aucun compte du mécontentement des personnels concernés.
Pire : c’est à coup de 49-3 qu’il fait passer une loi présentée comme une réforme maîtresse.
"Qu’on nous comprenne bien : nous ne nous battons pas uniquement pour les TOS, mais pour la sauvegarde d’une éducation qui doit rester nationale", font remarquer les syndicalistes. Et de conclure : "S’il faut mobiliser, nous sommes prêts et s’il faut redescendre dans la rue, on redescendra..."
Nos peines
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