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Le personnel du SPANC alerte la direction, cela repose de nouveau une question toujours sans réponse
25 avril 2013

Une note signée de l’ensemble du personnel signale à la direction de nombreux dysfonctionnements qui portent atteinte au bon déroulement du travail de l’ensemble du personnel. François Imazoute est montré du doigt. Condamné à de la prison ferme pour des faits de corruption révélée en 2009 quand il était fonctionnaire, François Imazoute a été embauché au SPANC fin 2010, sous la présidence de Daniel Alamélou. Ces accusations relancent à nouveau les questions sur les raisons de ce recrutement.
Lundi, le personnel du SPANC a décidé d’interpeller par écrit sa direction au sujet de dysfonctionnements. Hier après-midi, ce document a été rendu public.
Dans un éditorial publié le 25 mars dernier, "Témoignages" posait la question des relations entre Alamélou et Imazoute. Embauché au SPANC par le chef de file de l’opposition à Sainte-Suzanne, François Imazoute venait alors d’être condamné à 2 ans de prison ferme, 50.000 euros d’amende et interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique. « Lors de l’audience de décembre 2012, le parquet avait requis 3 ans, avec mandat de dépôt », rappelait "Témoignages". Les faits reprochés à François Imazoute relevaient de la corruption quand il était fonctionnaire à la DDE.
En 2009, il avait été confondu pour avoir détourné de l’argent du Temple de Bois-Rouge. À l’époque, François Imazoute était employé à la mairie de Saint-André, embauché par un ami politique d’Alamélou, Éric Fruteau. Difficile de croire que le scandale de Bois-Rouge n’ait pas pesé dans la carrière de François Imazoute chez l’actuel vice-président du parti de Mme Bello. Il a en tout cas été renvoyé pour avoir présenté de faux diplômes. Il retourna à la DDE où des faits de corruption lui ont alors été reprochés, conduisant à la condamnation ci-dessus.
Pourtant fin 2010, Daniel Alamélou, alors président du SPANC, prend la responsabilité de le recruter dans ce service. Difficile d’imaginer que l’actuel dirigeant du parti de Mme Bello à Sainte-Suzanne n’était alors pas au courant de toutes ces affaires relayées par la presse. L’ancien président du SPANC a donc dû bien réfléchir au moment de cette embauche.
La direction du SPANC interpellée
Aujourd’hui, c’est le personnel du SPANC qui monte au créneau. Plusieurs accusations de dysfonctionnement ont été portées par écrit dans une note adressée au directeur. Ce document fait suite à des remarques verbales mettant en garde la direction sur les conséquences de ces faits allégués.
Le personnel détaille toute une liste de faits. La direction est donc interpellée. Cette note a été publiée hier sur un média en ligne. Les accusations de dysfonctionnement sont donc maintenant dans le domaine public.
Elles vont fatalement ramener vers un des pivots de l’axe anti-PCR : Daniel Alamélou. Pourquoi l’ancien président du SPANC a-t-il pris la responsabilité d’embaucher François Imazoute dans cette structure ?
Les Chagossiens et la nomination d’un nouveau Premier ministre britannique
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