« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Une année bien difficile s’annonce
19 novembre 2014

La baisse des dotations de l’État et la perspective d’une année sans élections municipales à l’horizon sont deux facteurs favorisant la hausse des impôts locaux.
Les dotations de l’Etat aux collectivités locales devraient baisser de 11 milliards d’euros d’ici à 2017. L’objectif est de les forcer à faire des économies. L’État considère en effet que les collectivités sont également responsables du déficit public.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle a été inaugurée sous Sarkozy, qui avait alors lancé le gel des dotations. Les socialistes vont plus loin, ils diminuent les subventions de l’État aux communes, conseils généraux, Régions et EPCI.
Cette diminution lancée depuis 2013 n’a pas empêché les collectivités d’augmenter globalement leurs dépenses. Pour compenser la baisse des recettes de l’État, c’est l’impôt qui a été utilisé.
Pour 2015, ce phénomène sera favorisé par l’absence d’élection municipale. En effet, lors de l’année du renouvellement du Conseil municipal, ce dernier tente d’éviter au maximum toute hausse des impôts locaux. Cette mesure est en effet très impopulaire, d’autant plus que les taxes perçues par les collectivités ne sont pas calculées en fonction du revenu du contribuable. Ainsi une personne trop pauvre pour payer l’impôt sur le revenu peut être taxée sur la valeur du logement qu’elle occupe.
A La Réunion, la situation financière des collectivités est encore plus tendue, car elles ont accepté de jouer le rôle de l’amortisseur social. Faute d’activité économique suffisante pour procurer les emplois nécessaires, les chômeurs se tournent en priorité vers les maires, le Conseil général, la Région et les associations parapubliques pour rechercher un travail. C’est ainsi que le Conseil général ou la Mairie de Saint-Denis font partie des plus gros employeurs de l’île avec des milliers de travailleurs sous des statuts divers, allant du contrat aidé de quelques mois au fonctionnaire titulaire.
La baisse des dotations s’applique aussi à La Réunion. Elle amène les collectivités à faire des choix dans leur budget. Pour continuer à maintenir leur niveau de dépenses dans un contexte de baisse des recettes de l’État, elles doivent trouver une compensation : le contribuable.
10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
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