Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?

11 août, par Ary Yée-Chong-Tchi-Kan

Le 9 juin 2024, Macron perd les élections européennes (il s’était personnellement impliqué dans la campagne). Sans attendre les résultats officiels du Ministre de l’Intérieur, Macron annonce à la télévision qu’il dissout l’Assemblée Nationale. Il fixe même les dates des prochains scrutins : 30 juin et 7 juillet. Son Premier ministre est surpris. Il n’avait que faire des états d’âme : il veut garder l’initiative d’action.

Un miracle se produisit. Le lendemain, le 10 juin, les principales organisations et partis de gauche s’unissent dont la France Insoumise, le Parti Socialiste, les Ecologistes (EELV), le Parti communiste Français et divers. Ils vont à la bataille sous l’égide du Nouveau Front Populaire. Une telle célérité est exceptionnelle et elle a offert une perspective de victoire à l’électorat. Les organisations syndicales et culturelles ont appuyé la dynamique.

Au soir du 2e tour, le 7 juillet, la coalition NPF vire en tête avec 193 députés. Le camp présidentiel est second avec 166. Non seulement, il perd les Européennes le 9 juin, il perd 88 sièges à l’Assemblée nationale, un mois plus tard. C’est la coalition de gauche qui sort vainqueur de la confrontation populaire. En clair, Macron est désavoué. Un démocrate aurait constaté une double rupture avec le peuple et il aurait démissionné de son mandat. Il refuse, prétextant qu’il a été élu pour 5 ans. Il n’a même pas le courage de constater qu’il est seul responsable du double test populaire.

Devant cette situation fragile, l’histoire dira pourquoi les vainqueurs n’ont pas poussé le perdant à la démission, avec le soutien du peuple ? Il en a profité pour imposer son plan. Le 10 juillet, dans un courrier à la presse, j’écrivais ceci. « Qui est responsable du chaos ? Je suis impressionné par le nombre de personnes qui souhaitent devenir Premier ministre de Macron ! L’intéressé s’en amuse, écrit aux Français sur l’incapacité de ces prétendants de s’accorder, et part en voyage aux États-Unis. La course à la soupe n’aide pas à clarifier la situation critique dont la responsabilité en revient au Président de la République. A lui seul ! »

Aujourd’hui, à 8 mois de la présidentielle de 2007, il pense encore possible de créer une situation d’urgence où il pourra poursuivre sa mauvaise politique. Il a déjà dit ce qu’il pensait de la limite des 2 quinquennats. Son engagement dans des situations de guerres est trop visible.

Ary Yée Chong Tchi Kan

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