Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Le choix de la responsabilité pour redresser une situation sociale « hors norme »
14 avril 2022, par

Jean Castex arrive aujourd’hui à La Réunion pour une visite de 24 heures. Il est en campagne électorale. La Réunion représente en général la moitié des suffrages des Outre-mer, ce qui n’est pas négligeable dans une présidentielle qui pourrait se jouer à quelques centaines de milliers de voix près. Le message du premier tour de la présidentielle sera-t-il entendu ?
Quatre jours après le résultat du premier tour de la présidentielle, le Premier ministre arrive ce jeudi 14 avril à La Réunion pour une visite de 24 heures. Ses paroles et ses gestes auront une portée considérable, face aux conditions de vie réelle de la population.
En effet, dans l’Outre-mer et notamment à La Réunion, l’abstention est arrivée en tête, avec un écart d’environ 20 points de plus qu’en France. Ce qui rompt avec les analyses assimilationnistes.
Est arrivé ensuite le tiercé présenté par les médias depuis 5 ans comme les potentiels finalistes du second tour de la présidentielle. A la différence de la France où il est arrivé en tête, Emmanuel Macron est en troisième position.
Arrivé en tête outre-mer et à La Réunion, Jean-Luc Mélenchon est éliminé du second tour.
L’extrême droite est en seconde position, en France comme en Outre-Mer. C’est la caractéristique d’un vote par défaut, où les suffrages d’une bonne partie des votants se sont reportés sur une posture protestataire.
Le poids de l’abstention, et l’ordre du tiercé de tête sont un message très clair donné par l’Outre-mer : la nécessité de prendre en compte les problèmes réels de ces pays qui sont plongés dans une crise structurelle très profonde. Les analyses statistiques illustrent régulièrement différents aspects de cette situation.
Cette crise n’est pas nouvelle. Déjà en 1975, une étude du Conseil général faisait apparaître que 25 % des travailleurs étaient au chômage totalement ou partiellement. Cette proportion n’a jamais baissé. Ce manque d’emplois explique en grande partie la situation de pauvreté imposée à une moitié de la population, dans une société où le coût de la vie a franchi depuis longtemps le seuil de l’intolérable. Cette situation perdure malgré les lois de programme, loi d’orientation et autres textes imaginés à Paris pour répondre aux problèmes des Outre-mer. C’est la preuve d’un échec, avec à la clé une grande partie de la population abandonnée, car condamnée à enchaîner de longues périodes de chômage entrecoupées par quelques mois d’emploi précaire sous-payés.
Or, pendant que Paris accumulait les échecs, la voix des peuples des Outre-mer n’était pas écoutée.
La création du Parti communiste réunionnais en 1959 découle d’une analyse qui s’est constamment vérifiée : ce n’est pas Paris, éloignée de 10.000 kilomètres, qui peut sortir La Réunion de la crise, mais la prise de responsabilité des Réunionnais qui subissent quotidiennement les effets de cette crise.
Le mois précédant l’importation à La Réunion du mouvement des gilets jaunes en 2017, le PCR avait présenté à la ministre des Outre-mer Annick Girardin une proposition responsable. C’est la Conférence territoriale élargie à toutes les forces vives pour travailler à un projet fait par les Réunionnais, mis en œuvre par les Réunionnais, et qui sera la base de nouvelles relations avec Paris. Le gouvernement ne sera plus le donneur d’ordre, mais celui qui crée les conditions institutionnelles de la concrétisation des propositions de la Conférence territoriale élargie. Le pouvoir est partagé entre Paris et La Réunion. Les compétences sont clairement définies.
Durant la crise des gilets jaunes, le président de la République avait réuni à l’Elysée des représentants d’élus d’outre-mer. A cette occasion, le Maire de Sainte Suzanne avait fait part officiellement de cette proposition du PCR au chef de l’État. Ce dernier l’avait estimé pertinente, à charge pour les Réunionnais de se mettre d’accord pour la faire avancer. Pourquoi les Réunionnais n’ont-ils pas saisi cette opportunité ? Nous avons perdu plusieurs années.
Dans la perspective du second tour de la présidentielle, les Outre-mer peuvent faire basculer le scrutin, et La Réunion représente la moitié de ce potentiel électoral. La Conférence territoriale élargie est un moyen de sortir du débat imposé par le système électoral qui a pour conséquence une forte abstention, et une division des votants en fonction de personnalités mises en avant par les médias.
A 10 jours du scrutin, il est grand temps que ce message soit entendu. La venue du Premier ministre en terre réunionnaise est la preuve qu’il pouvait le faire avant. Nous sommes un élément important des enjeux qui soustendent le 2e tour de la présidentielle. Il doit être politique et non électoral. Les Réunionnais ne veulent plus vivre 5 années encore de souffrance.
M.M.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Mézami lo ralé-poussé dsi lo fran CFA i dir dopi kék zané déza. Dann plizyèr péi l’afrik bann nouvèl zénérassion i komanss bouj dann brankar pou (…)
In kozman pou la rout
Résultat de la stratégie de Tereos océan Indien
Confirmation : le capitalisme à l’origine de la crise climatique
Effets de la sécheresse, du gaspillage et des fuites dans les canalisations
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026