Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Déterminer sa position en fonction de réponses à des propositions découlant de l’analyse de la situation réunionnaise
4 mars 2017, par

Avec la déclaration publique d’Emmanuel Macron, les programmes des candidats à la présidentielle sont désormais tous connus. Comme d’habitude, l’outre-mer a droit au mieux à un chapitre. À Paris, la démarche reste la même, alors que l’échec des politiques menées depuis plus de 70 ans doit conduire à une autre approche. C’est ce que promeut notamment le PCR au travers des propositions qu’il transmet aux candidats à la présidentielle. Le choix du PCR se fera en fonction des réponses à ses propositions.
Les programmes des candidats à la présidentielle sont désormais connus. Tous comprennent des mesures pour l’outre-mer. Elles s’inscrivent dans un texte plus global et déclinent quelques mesures spécifiques. C’est une démarche qui n’évolue pas, alors que le monde ne cesse de changer.
Pour La Réunion, la situation sociale est une des conséquences des politiques menées par les gouvernements qui se succèdent. Les décisions sont prises à Paris, et elles n’arrivent pas à remettre en cause la crise structurelle dans laquelle se débat le pays.
Les partis parisiens n’ont toujours pas tiré les enseignements de cet échec, et de la dynamique qui conduit les peuples d’outre-mer à demander plus de responsabilité. La logique voudrait en effet que la partie « outre-mer » des programmes des candidats à la présidentielle soit très succincte. Elle devrait se limiter à une formulation disant que le candidat s’engage à faire voter une loi qui donne à chaque peuple la responsabilité de définir la politique qu’il souhaite mener sur son territoire. Mais les partis politiques français ne sont pas encore arrivés à ce niveau, et c’est toujours l’approche classique qui prévaut.
Force est de constater qu’à La Réunion, la plupart des organisations politiques s’impliquent dans l’élection présidentielle. Elles décident de soutenir un ou plusieurs candidats. Ce choix se fait en fonction de leur appartenance à un parti parisien, sinon selon les mesures inscrites dans la partie outre-mer du programme du candidat.
Dans cette campagne, le PCR choisit toujours eu une démarche différente. Le Parti communiste réunionnais part de la situation de La Réunion et de ses perspectives. Sur la base d’une analyse, il fait part de propositions qui sont adressées aux candidats à la présidentielle. C’est en fonction des réponses que le PCR décide qui soutenir.
Ainsi, le choix ne se détermine pas selon des mesures imaginées dans un bureau parisien à 10.000 kilomètres de La Réunion, mais selon une ligne définie à partir de l’analyse de la situation réunionnaise.
La Réunion doit en effet faire face à une crise et à des défis sans commune mesure avec la situation en France. C’est pourquoi le PCR considère que ce sont les Réunionnais qui sont les mieux placés pour présenter des propositions et les appliquer. C’est le sens d’une de ses revendications, la création d’une collectivité unique avec de larges compétences, responsable d’un fonds de développement et capable de négocier des accords pour favoriser l’intégration de La Réunion dans son environnement régional, qui n’a rien à voir avec celui de la France, pays européen.
Le PCR demande également des mesures spécifiques pour que de nouvelles politiques en termes d’emploi et de revenus puissent être mises en place par les Réunionnais à La Réunion, afin de faire reculer le chômage et les inégalités.
Ces deux exemples font partie de la base d’une nouvelle société où les Réunionnais seront responsables de la stratégie de leur pays. Tirant le bilan de l’impasse dans laquelle s’enfonce La Réunion, le PCR estime que les Réunionnais sont capables de mettre en œuvre des nouvelles politiques, à condition d’avoir les moyens de proposer et décider.
Dans la logique de cette démarche de promotion de la responsabilité réunionnaise, le PCR détermine donc sa position à l’élection présidentielle en fonction des réponses apportées par les candidats à ses propositions.
M.M.
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