Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le responsable politique du fiasco de la route en mer n’organise pas l’opposition à Didier Robert
1er mars 2018

Actuellement, nous sommes en 2018. Si le Tram-train n’existe plus et si le fiasco de la NRL soulève l’indignation des Réunionnais, la responsabilité politique en revient à Gilbert Annette, dirigeant du PS local. Personne ne doit oublier ce qui s’est passé, en 2010. Il s’est écoulé déjà 8 ans.
Le premier tour des régionales de 2010 donne les résultats suivants. La liste conduite par Paul Vergès, président sortant, vire en tête avec 30% des suffrages exprimés. Elle est suivie par celle conduite par Didier Robert, avec 26%. La liste socialiste est troisième avec 13%. Au deuxième tour, la liste socialiste se maintient. Dans cette triangulaire, Didier Robert devient le nouveau président, avec 45% des voix.
Annette était heureux d’avoir fait échouer la présidence de Paul Vergès. La tête de la liste socialiste a tenu à lire une déclaration pour féliciter le nouveau président de sa victoire. Il en profita pour dire tout le mal qu’il pensait du projet Tram-train. C’est donc en toute convergence qu’il a agi. Il savait bien que Didier Robert avait claironné la fin du Tram-Train et son remplacement par une route en mer à 6 voies et 2000 bus.
Les péripéties actuelles de la Nouvelle Route en Mer ne sont que la conséquence logique de cette décision politique désastreuse de Gilbert Annette. La suite est encore plus éclairante.
Au renouvellement de 2015, il aurait pu se rattraper. La liste de Paul Vergès était devenue l’opposition. Ses élus ont mené un combat exemplaire : on sentait bien l’existence d’une vraie opposition, surtout en séance plénière de la Collectivité. La légitimité des sortants n’était pas discutable.
Entre temps, en 2015, le PCR participe au Congrès de la Fédération Socialiste, à Saint-Denis et appelle à l’union lors du renouvellement régional. Tout le monde est d’accord. Tout le monde est présent. Annette en profite pour faire un long discours qui l’intronise comme “premier des socialistes”. Un premier rendez-vous a eu lieu entre le PCR et le PS, à leur siège à Saint-Denis. Après discussion, il est décidé de mettre sur pied, un groupe de travail de 4 personnes. Côté PCR, ce sera Ary Yee Chong Tchi Kan et Yvan Dejean. Il n’y aura pas de deuxième réunion.
En effet, quelques mois plus tard, sans en informer ses interlocuteurs communistes, Gilbert Annette s’unit à Huguette Bello. Le montage exclut le PCR et le Progrès du Député-Maire socialiste Lebreton. Le Congrès était donc une supercherie pour désigner Gilbert Annette et lui confier la fonction de directeur de campagne. La manoeuvre échoue au premier comme au deuxième tour contre le sortant Didier Robert qu’il avait fait élire en 2010. La liste de Gilbert Annette se retrouve dans l’opposition.
A ce jour, l’opposition régionale a volé en éclat et est quasiment silencieuse. Pourtant, le stratège et directeur de campagne de la liste Bello, Gilbert Annette est présent. En bout de course, il est le seul élu estampillé socialiste qui reste. Il a quand même réussi à s’octroyer un poste rémunéré à la dernière Commission Permanente.
La conclusion de cette stratégie anti-communiste menée depuis 2004 a fait passer le nombre d’élu socialiste de 7 dans la coalition sortante de 1998, avec le PCR, à 1 aujourd’hui. Leur liste avait fait 16% en 2004, mais 13%, en 2010. Pour rappel, le PS a rompu la coalition au renouvellement de 2004, pour constituer une liste homogène, et se conformer aux décisions de leur Congrès. C’était faux car la liste était ouverte aux Verts. Mais soit, tout le monde a bien compris que liste homogène veut dire : pas de communiste. En 2015, ils se permettent même de ne pas faire de liste et de se présenter derrière une personnalité non-socialiste alors qu’ils détenaient 4 communes et 5 députés !
Cette stratégie anti-communiste a été suicidaire pour le PS mais c’est le peuple réunionnais qui a tout perdu et qui souffre. Gilbert Annette n’organise pas l’opposition au Conseil régional contre Didier Robert. Au final, le souhaite-t-il vraiment alors qu’il l’a intronisé président, en 2010 ? Il lui avait trouvé beaucoup de qualité face à un Vergès qu’il avait catalogué “d’arrogant” !
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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