Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Le gouvernement annonce la fin du statu quo
25 avril 2014, par

Alors que le projet de loi sur la décentralisation doit être présenté le 14 mai en Conseil des ministres, une version a déjà fuité. Sous le titre Projet de loi clarifiant l’organisation territoriale de la République, le gouvernement montre son intention de redessiner la carte des régions et des intercommunalités. De nouvelles compétences sont prévues, notamment le pouvoir réglementaire pour les Régions. Rien n’est dit sur l’Outre-mer, c’est le moment des propositions.
Dans son discours de politique générale, le Premier ministre avait annoncé de nouvelles orientations pour l’acte 3 de la décentralisation. Manuel Valls avait évoqué la fusion de régions, une nouvelle carte de l’intercommunalité et le lancement de la réflexion sur la suppression des départements.
Le projet de loi relatif à ces questions doit être présenté le 14 mai prochain en Conseil des ministres. À trois semaines de la première échéance, une première version a déjà fuité. Il donne des indications sur une partie des annonces. Il s’agit d’un texte intitulé « Projet de loi clarifiant l’organisation territoriale de la République ». Son principal objectif est de donner aux Régions « une taille critique », en termes de superficie et de compétences. C’est pourquoi il fixe les compétences nouvelles des Régions et donne un calendrier précis : les propositions de regroupement au plus tard le 30 juin 2015, la nouvelle carte des régions avant le 31 mars 2016, et l’inscription dans la loi avant le 1er janvier 2017. Le texte prévoit également une surveillance plus étroite de la gestion des collectivités.
Ces décisions s’inscrivent dans le contexte de la France. Le gouvernement pense que la réforme institutionnelle pourra être un levier pour la relance de l’économie. Dans ce pays, le taux de chômage est de 10%.
Que dire alors pour notre île, où le taux de chômage est à 30%, si ce n’est que le changement doit être encore plus rapide et plus profond.
Les dates sont maintenant connues, et si les Réunionnais ne proposent rien, alors c’est le gouvernement qui imposera une nouvelle organisation institutionnelle en fonction d’une vision qui ne sera pas forcément la plus adaptée à la situation de La Réunion.
En effet, La Réunion fait face à des défis inconnus des régions de France. Outre un taux de chômage trois fois plus important, La Réunion connaît une forte poussée démographique. Sa population doit passer de 850.000 à 1 million d’habitants en une vingtaine d’années. Elle augmente de 10.000 habitants tous les ans. La Réunion est également une île qui a pour voisin Madagascar. Ce pays est peuplé de plus de 20 millions d’habitants aujourd’hui, et en aura probablement 40 millions dans une trentaine d’années. Se pose inévitablement la question de l’intégration de La Réunion dans son environnement géographique. Madagascar, c’est un futur pays émergent à ses portes, cela n’a rien à voir avec l’Italie, l’Allemagne ou l’Espagne. De cette réalité différente doit donc forcément découler des compétences adaptées. Le moment est venu de proposer et de débattre.
M.M.
Quelques mesures proposées
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Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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