« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Après la visite ministérielle
24 juin 2014

C’était la première visite de ministres depuis le changement de gouvernement à Paris. Elle avait lieu dans un contexte de grande inquiétude. Résultat, la tension n’est pas retombée alors que se profile dans un mois la venue du président de la République.
Le ministre de l’Intérieur et la ministre des Outre-mer étaient attendus sur plusieurs dossiers vendredi.
Tout d’abord, les partenaires sociaux ont pu avoir une idée du Pacte de responsabilité version Outre-mer. Comme pour la France, aucune contrepartie n’est exigée de la part des entreprises bénéficiaires des réductions de cotisation. Ensuite, la mesure phare, le crédit d’impôt compétitivité emploi, a d’emblée du mal à convaincre. Ce que prévoit le gouvernement pour tenter de relancer l’économie, c’est de diminuer le coût du travail. Mais les entreprises de notre île ne sont pas confrontées aux mêmes concurrents que les entreprises françaises. En effet, les pays voisins ont des salaires bien plus bas que le SMIC. Ce n’est donc le coût du travail qui peut permettre de gagner des parts de marché.
Ensuite, le ministre de l’Intérieur a du répondre aux revendications de Réunionnais demandant le droit de travailler au pays. Malgré les engagements pris depuis deux ans, rien n’a encore changé. La situation s’est même encore aggravée, lorsqu’on constate le refus d’embaucher un Réunionnais à un poste de DGS à La Possession.
Enfin, les planteurs ont fait part de leurs inquiétudes suite à la confirmation de la fin des quotas sucrier, et donc du prix garanti du sucre en 2017.
Ces différents mouvements se sont exprimés vendredi matin devant la préfecture. Aucune réponse concrète n’a été apportée à ces demandes. Ainsi nous sommes à mois d’un mois de la coupe et les planteurs ne savent pas ce qu’ils deviendront dans deux campagnes sucrières.
Un tel résultat interroge à nouveau sur les objectifs de tels déplacements de ministres. Cette fois-ci ils étaient deux, et après leur passage tous les problèmes restent entiers. Les questions préoccupant la population sont en effet nombreuses et urgentes, mais elles sont passées sous silence pour ce voyage. Dans un mois, c’est le président de la République qui doit venir dans notre île. Rien ne laisse présager un changement de tendance d’ici la venue de François Hollande. Deux ans après sa large victoire à La Réunion, que dira-t-il aux 72% des électeurs qui l’ont placé en tête au soir du second tour ?
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Messages
24 juin 2014, 07:36, par La rédactrice
Bonjour,
On lui dira au revoir et bon vent !
26 juin 2014, 21:17, par BOF
Il ne faut plus rien attendre de ces gens là (les socialistes).
Rassemblons nous et battons nous contre ce système, cette politique qui n’est qu’une continuité de la politique de droite de Sarkosy.