Canne à sucre : la mission du ministère de l’Agriculture face au bilan de la stratégie de Tereos
19 septembre, par10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
“Témoignages”
18 novembre 2006

Elie Hoarau a été un témoin privilégié des combats d’hier et de ceux d’aujourd’hui. Il raconte ses dates marquantes d’une commémoration qui a permis un travail de mémoire à propos de la loi du 19 mars 1946 qui instituait la départementalisation...
« Le 19 novembre 2005 un collectif lançait un appel pour la commémoration du 60° anniversaire de la loi du 19 mars 1946 qui mettait fin au statut colonial.
Le PCR y répondait en organisant deux manifestations. Le premier, le 12 février dernier à Sainte-Suzanne, où il rassemblait 1.200 vétérans qui ont été les acteurs du passage d’un statut à l’autre et les contemporains des auteurs de la loi Léon de Lépervanche et Raymond Vergés. Le second, le 24 septembre 2006 à l’Étang-Salé, où en présence de 3.000 adhérents, le PCR présentait son projet de “Nouveau Contrat Social” qui tire les leçons des acquis de 60 ans de lutte et ouvre les perspectives nouvelles pour les années à venir.
Cette année de commémoration a été l’occasion de faire le bilan de la loi du 19 mars 46.
À la sortie de la guerre, la colonie était dans un état de misère (matérielle, sanitaire et morale) extrême, si bien que les premières mesures sociales et médicales, pourtant très succinctes, qui ont été prises au lendemain du 19 mars, ont représenté un progrès considérable. Cependant, cette loi qui était avant tout une loi d’égalité sociale n’a pas vu sa pleine application tout de suite après son vote par l’Assemblée Nationale. Il a fallu des années de lutte pour qu’elle entre en application dans son intégralité.
De plus, l’abolition du statut n’a pas signifié la fin immédiate du régime colonial. Par exemple l’exercice des libertés fondamentales (libertés individuelles, de la presse, du droit électoral ...) très restreint sous le régime colonial ne s’est imposé que progressivement après des luttes souvent très dures.
Mais aujourd’hui que l’essentiel de la loi est appliqué, d’autres problèmes surgissent auxquels il faut trouver des solutions (emploi, logement, illettrisme, aggravation de la pauvreté...). De ce point de vue, le statut colonial a atteint ses limites et l’affrontement politique qui a prévalu durant des décennies est désormais dépassé. La célébration du 60° anniversaire de la loi du 19 mars 1946 l’a amplement montré.
Une nouvelle étape s’ouvre donc à La Réunion devant permettre aux Réunionnaises et aux Réunionnais de se rassembler sur l’essentiel pour relever les défis nombreux et complexes auxquels ils sont confrontés. »
10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
Mézami néna inn-dé zour mwin té apré rolir dann Témoignages lo kozman nout kamarad Elie la di dann park Laurent Vergès laba o por, l’ot samdi (…)
In kozman pou la rout
Relançons la marche vers l’autonomie énergétique
Emirates connecte 140 pays à Madagascar
Ressource en eau du 1er au 15 septembre, bulletin de l’Office de l’eau Réunion
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?