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4 juin, parNos peines
Regard de Réunionnais sur le Nouveau contrat social du PCR
25 octobre 2006

Faire avancer la Réunion grâce à la confrontation de nos idées
Le nouveau contrat social du PCR aborde divers aspects (environnement, santé, économie, etc...). Quels points vous interpellent et pourquoi ?
- Le bilan que dresse le PCR dans son projet est un constat largement partagé par l’ensemble des courants politiques de La Réunion : les déficits de l’emploi, des logements ; les insuffisances de la formation initiale avec un taux d’illettrisme persistant intolérable ; la faiblesse des taux d’encadrement dans les différentes fonctions publiques. Tout cela représente des priorités pour lesquelles nous agissons. Sur la CMU, par exemple, nous avons sensiblement progressé depuis 2002 et le nombre de personnes exclues de la part complémentaire a diminué. Sur le chômage, les mesures contenues dans la loi de programme ont permis d’infléchir la tendance, de même que le développement de nouvelles activités liées aux TIC. La Réunion a besoin de quelques orientations simples et pérennes qui confortent le dynamisme de notre économie.
Je me félicite que la campagne pour les échéances électorales de 2007 s’engage sur un débat d’idées. C’est par la confrontation de nos divers points de vue - à droite comme à gauche - que l’on pourra faire avancer La Réunion, montrer qu’elle est chaque jour un peu plus une île au travail consciente de ses atouts comme de ses faiblesses.
Qu’est-ce qui différencie votre projet (celui de votre parti) de celui du PCR ?
- À mon avis, la fonctionnarisation à outrance de notre petite économie n’est pas un bon signe pour notre jeunesse. En effet, on ne peut pas avoir comme seule perspective pour la jeunesse de notre île des “milliers d’emplois” dans la fonction publique d’État ou territoriale, car ce secteur ne pourra pas absorber notre population active. Il faut favoriser la création d’emplois dans le secteur privé.
Nous avons la chance d’avoir une jeunesse de plus en plus formée, cette richesse doit permettre la créativité dans les secteurs les plus porteurs, en direction notamment des pays voisins.
Je pense également qu’il ne faut pas acheter la paix sociale à coups de transferts, mais permettre à chacun, surtout les jeunes, d’être acteur de son propre développement. Il nous est impératif de combler les retards en matière de santé, combattre l’échec scolaire ou encore d’optimiser les moyens de financement disponibles en matière d’emplois... Notre projet à l’UMP vise à créer les conditions d’un véritable développement local et d’un emploi durable. De même, sur la question de la démocratie, on ne peut pas, comme l’indique le document du PCR, revendiquer davantage de décentralisation et s’opposer dans la pratique aux mesures décentralisatrices décidées par le Gouvernement concernant par exemple les collèges et les lycées.
L’égalité collective, telle que l’entend le PCR, est-ce que ça vous parle ?
- Les Réunionnais sont des citoyens français, et européens, comme les autres. Les droits et les devoirs de la République s’appliquent à eux comme dans tous les départements français. Maintenant, j’observe que le PCR est un adepte de la « discrimination positive », préconisée par le président de l’UMP à l’échelon national. En effet, selon le projet du PCR, l’égalité collective, « exige que des moyens spécifiques soient mis à la disposition des Réunionnais (...) là où la situation l’exige ».
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